Les Films du Baladin

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vidéo, fiction, documentaire.

Histoire d’îles : Molène et Ouessant
La maison d’Alexandre

Droid'vivre
Chronique de Sarajevo
l'Atlantique à la rame
Les Pilhaouers

 
Histoire d’îles : Molène et Ouessant.remonter


Situées à l'extrême ouest de la Bretagne à la rencontre de l'atlantique et de la manche, l’archipel de Ouessant et Molène se trouvent sur l'un des passages les plus fréquentés et les plus dangereux du monde.
L’archipel de Molène étire son chapelet d’îlots, bordés de plage de sables blancs mais surtout de récifs attirant les navigateurs.
Petite île du bout du monde, Molène est aujourd’hui, la seule habitée de l’archipel,
Sur ce petit bout de terre, long de 1.2 km et large de 800m, 400 personnes y vivent en permanence.
Pour poser le pied sur ce monde à part, véritable paradis de la nature sauvage, il vous faudra prendre le bateau au départ de Brest.

L'Enez eussa est la seule façon d’aborder l’île.

Ici encore, tout est acheminé par bateau, de la boite d'allumettes au réfrigérateur, en passant par les matériaux de construction.
Molène est la seule île de l'archipel à posséder un port naturel et pour cette raison, la seule à avoir pu se consacrer à la pêche.

De tout temps les Molénais ont pêché le homard et la langouste autour de l’archipel. Aujourd’hui, ils diversifient leur pêche avec le bar, le lieu jaune ou encore la raie.

Aucune voiture, sinon la 4L de la poste ne vient troubler le calme des ruelles de l'île.

Molène, c'est aussi l'île des sauveteurs. Dans l'ancien abri du bateau, une exposition sur le JEAN CHARCOT, rappelle les sorties héroïques.
Il est aujourd'hui remplacé par le Jean Cam, canot beaucoup plus rapide, permettant à ces courageux sauveteurs de la SNSM de sortir par tous les temps et d’arriver rapidement sur les lieux du naufrage.

Bien qu’entourée d’eau, Molène a eu de grandes difficultés pour obtenir son autonomie en eau potable

Le puits au centre du village ne sert plus beaucoup.

« Cela sent la sérénité...Au début il y avait le fameux saint Roland : C'est l'histoire du puits de saint Roland. Mais les gens avaient simplement des citernes, des réserves. Certains avaient des futs, enfin tout ce qui pouvait récupérer de l'eau était pris.
On prenait un fut de 200 litres, on le mettait sous une gouttière, on mettait de l'eau à l'intérieur et quand on était un peu plus argenté on faisait des réserves d'eau en dur, en citerne. A ce moment là les gens agrandissaient en fonction des besoins de la famille ou alors essayaient de trouver par tous les moyens des réserves d'eau. C'était très dur, une goutte d'eau valait de l'or.
Tout le système que vous voyez s'appelle un impluvium, un mot romain. C'est tout simplement une surface bétonnée de 4000 ml dont la forme permet de récupérer un maximum d'eau. Toute l'eau de pluie qui tombe sur cette surface bétonnée arrive ici dans une rigole, une espèce de couloir et passe à travers 3 filtres pour aller vers une citerne extérieur.
On a une autre citerne, la citerne des anglais, qui a été offerte par la Reine Victoria en 1896 et qui à une contenance de 300 m3 qui s'ajoute aux réserves de la commune. On peut dire qu'actuellement la commune à une réserve de 2000 m3 d'eau. A partir de 1989, on s'est dit qu'il fallait trouver une autre solution puisque 2000 m3 d'eau étaient insuffisants. Les gens se modernisent, on fait des salles de bains, on a des machines à laver... cela va très très vite. On était arrivé sur un certain déséquilibre et on s'est demandé pourquoi de pas tenter un forage.
On a fait appel à Monsieur Stervinou qui est sourcier:
« Ecoute, si cela ne te dérange pas viens nous voir et on verra si il y a quelque chose à faire ». Quand il est venu il a démarré du bateau ! Je lui ai indiqué la direction des réserves. Je lui ai dis: « plus tu trouveras de l'eau près des réserves, moins cela nous coûtera ». Il est parti du Moulin du Nord, il est venu en direction des réserves et à ce moment là on a fait 3 forages sur cette ligne là. Trois forages qui sont toujours actuellement en activité,, on les a ré-approfondis il y a un an et demi. Ils nous ont permis depuis 1989 de ne plus manquer d'eau.
C'est pour cela, toujours, vous verrez les bornes actuellement installées dans l'île : dès qu'une borne se met à couler, vous verrez toujours quelqu'un se précipiter pour voir pourquoi elle fuit.
Quand les gosses jouent avec, ils sont systématiquement engueulés.
On leur fait comprendre que l'eau a une importance capitale, l'eau c'est la vie : il ne faut pas jouer avec... c'est pas un jeu.
Il y a assez d'eau de mer autour de chez nous pour jouer avec...
Donc l'eau chez nous, c'est quelque chose de primordial. »

Faire le tour de l'île ne demande pas plus d'une heure , mais à propos d'horloge, il faut savoir que Molène vit toujours à l'heure solaire et qu'il conviendra d'y penser en débarquant sur l'île.

Pour cause de gros temps, l'Enez Eussa ne peut pas accoster et c'est la petite navette , le DOCTEUR TRICARD ,qui nous amène à bord de l’Enez Eussa.

Les parages de Ouessant sont très dangereux pour la navigation .

Une grande connaissance des récifs et des courants est nécessaire pour l'approche de l’île, surtout lors des tempêtes.

Ile du bout du monde, Ouessant a été longtemps isolé par les récifs et les courants , ses habitants ont vécu en autarcie absolue ; les hommes sillonnant les mers tandis que les femmes cultivaient cette terre aride.

Aujourd'hui, plusieurs vols quotidiens entre Ouessant et Brest GUIPAVAS permettent, entre autres, un acheminement du courrier plus efficace qu'autrefois.

L’île d’Ouessant longue de 7 km sur 4 de large est la plus importante de l’archipel et avec une longitude moyenne de 5.5° ouest de Greenwich, la terre la plus occidentale de la France métropolitaine.
Avec sa forme de pince de crabes l’île d’Ouessant que les bretons appellent Enez Eussa – l’île la plus haute - a la forme d’un plan incliné .
Relevé au Nord Est par les falaises du Stiff , hautes de 60 m il descend en pente douce sur Lampaul ,le bourg.

Ouessant est signalé aux navigateurs par 5 phares et une corne de brume.

Nous accostons au port du stiff.
Ce port que les Ouessantins attendaient depuis longtemps a son histoire.
En effet, 4 enormes cubes de béton furent construits à Brest en 1984.
Trainés par deux remorqueurs, ces blocs très lourds mais flottants , furent déposés délicatement sur le site puis coulés. Ils forment aujourd’hui le nouveau port du Stiff , l’ancien ne pouvant accueillir les bateaux lors de tempêtes.

Malgré la nécessité de signaler les écueils aux navires croisant les parages , ce n’est qu’en 1700 sur ordre de Vauban qu’est mis en service le premier phare de Ouessant , Le Stiff.

Constitué de deux tours accolées, il culmine à 85 m au dessus de la mer mais ne joue plue plus actuellement que le rôle de feu de proximité. Sa hauteur est de 32 m et sa portée de 40 km.
Il fonctionne d'octobre à Mars

Au plus haut de l'ile, la tour radar surveille le trafic de nombreux pétroliers et navires marchands se croisant en permanence.

Elle fut construite après le naufrage de l’Amoco Cadix en 1978.
Haute de 70 m, elle surveille la navigation maritime à l’entrée de la Manche , un couloir appellé le rail de Ouessant.

Il réglemente la circulation des navires .

Interview tour radar.

« Le sémaphore du Stiff fait partie des sémaphores de la région Atlantique. E faut savoir que toutes côtes françaises sont sous la surveillance des sémaphores.
Voilà l'île de Ouessant qui est au centre du radar. Le premier Rail, le Rail montant, le Rail descendant, le rail montant extérieur.
Dans le premier Rail naviguent les bateaux qui ne transportent de marchandises dangereuses, c'est à dire la majorité des bateaux qui prennent le Rail montant. Le Rail descendant est pour tous les bateaux. Le Rail montant extérieur est pour les pétroliers et les bateaux qui transportent des marchandises dangereuses et qui se trouvent à environs 50 kilomètres de Ouessant. Le Rail de Ouessant est un peu l'autoroute de la mer. Tous les navires qui traversent le Rail de Ouessant sont identifiés. On sait ce qu'ils transportent, d'où ils viennent et ils vont. Ce dispositif sous l'autorité du préfet maritime est dirigé par le Cross Corsen et Ouessant Trafic. Dans l'année, environ 50.000 bateaux empruntent ce dispositif Le Rail de Ouessant n'avait pas avant la configuration actuelle.
Le Rail de Ouessant avant l'Amococadiz était simplement conseillé pour la navigation mais pas imposé. Depuis le naufrage de l'Aniococadiz, il a été restructuré en trois voies, deux montantes et une descendante. Tous les bateaux qui montent du Sud vers lEurope du Nord sont obligés de contoumer Ouessant. Auparavant leur seul soucis était de gagner du temps, donc de couper au plus court. Donc ils passaient à côté de Ouessant, certains d'entre eux prenaient le chenal du Front Vert dans le Sud de Ouessant, ce qui présentait un grave risque en cas de naufrage ou de problème: Cela tic laissait pas le temps d'intervenir. C'est pourquoi on a instauré ce dispositif de circulation pour les faire s'éloigner de la côte. Pour les plus dangereux, c'est à dire les pétroliers et les bateaux transportant des matières dangereuses qui passent à environ trente nautiques des côtes, cela nous laisse un laps de temps pour faire intervenir des remorqueurs ou d'autres moyens. Chaque navire doit se signaler à environs dix nautiques c'est à dire environ 18 kilomètres avant d'arriver dans le dispositif de séparation de trafic :
Appeler le Cross Corsen, Ouessant Trafic en faît, pour donner les éléments qui peuvent servir à son identification: Provenance, destination, cargaison, matières dangereuses.
L'Abeille Flandre est basée à Brest, elle est sous l'autorité du Fréfet Maritime. C'est le remorqueur l'un des plus puissant du monde qui peut tracter n'importe quel bateau passant dans le Rail. C'est plus ou moins difficile selon l'état de la Mer et le tonnage du bateau. Malgès tout, presque tous les bateaux peuvent être secourus par l'Abeille Flandre. Le plus dur a été la mise en place de ce Rail en 1979 parce que tous les bateaux n'étaient pas informés de la création du Rail. Il y avait 30 à 401/o d'infractions. Maintenant moins de 1. 1/o et très rarement des bateaux à contresens: ce sont des bateaux qui ont du mal à se positionner dans le Rail et qui mordent un peu sur les différents Rails. Si le bateau n'a pas appelé, on a que la trace visuelle sur la radar: on a pas son type. Il faut que le bateau appelle ou qu'on l'identifie à l'optique. »

De l’autre coté de l’île, le site de PERN est classé, y compris les rochers.
Le phare de MIRIDIC, construit entre 1911 et 1934, abandonné 4 ans plus tard, fût réhabilité et automatisé en 1959. Aujourd'hui il fonctionne sans gardien.

Ces singuliers pylônes supportaient, à l'époque, le téléphérique reliant le phare à la terre.

Pern est un des endroits les plus spectaculaires de l'île lorsque la tempête arrive. Un véritable feu d'artifice d'eau et d'écume attend ceux qui ne craignent pas les embruns.

Il n'est pas étonnant que dans ces parages se trouve l'un des phare les plus puissants du monde : le phare du Creac’h, haut de 55 m et identifiable grâce à ses bandes noires et blanches.
Ce phare d’atterrage signalant la terre aux navires éloignés balise la route maritime la plus importante de l’Atlantique. Il fut construit en 1862 et dispose aujourd’hui d’un radio phare émettant des ondes radios permettant aux navires de le situer avec une grande précision même par temps de brouillard.

L'ancienne centrale électrique abrite le musée des phares et balises qui retrace l'évolution de la signalisation maritime de l'antiquité à nos jours ;
Il présente de superbes pièces d’optiques et lentilles, crées par Augustin Fresnel.
L appareillage et la construction des phares pour lesquelles il fallu souvent déployer un travail surhumain est mis en valeur.
Une exposition témoigne du plus grand naufrage survenu sur les Pierres Vertes, le passage le plus redoutable du Fromveur.

En effet, le 11 juin 1896, perdu dans la nuit et le brouillard, le paquebot anglais Drummond Castle fait naufrage sur les Terres Vertes, un récif situé à l'Ouest de Molène. Il coule en 4 mn et le lendemain, la mer jette sur la côte les corps de 243 victimes: hommes, femmes et enfants
Les insulaires firent des linceuls avec leurs draps et veillèrent les morts avant de les enterrer.

Un sémaphore à la pointe de créach surveille la partie Nord de l'île ou, par forte houle, le spectacle est toujours étonnant.

A l'autre extrémité Nord ouest de l'île, vers la pointe de PERN, se trouve la maison du NIOU, composante de l'écomusée d'Ouessant intégré au parc naturel régional d'armorique.

Maison traditionnelle ouessantine, aménagée selon un plan immuable qui s'est fixé au milieu du 19 ème siècle, on y trouve un mobilier peint de couleurs vives qui organise l'espace de vie dans l'habitation.
Un habitat à la mesure d'une société de femmes livrées seules à la construction des maisons et aux travaux agricoles, tandis que les hommes naviguaient au long cours.

L'autre maison de l'écomusée présente des objets typiques de la vie ouessantine, évoquant le travail des champs et de la mer, les cultes et croyances religieuses, ainsi que les nombreux naufrages qui endeuillèrent les parages de l'île.

Ouessant est un poste d'étude apprécié des ornithologues ;
De nombreuses espèces d'oiseaux, lors de leurs migrations, trouvent refuge sur l'île avant un nouveau départ.
Un centre d'observation ornithologique s'est ouvert en 1984.

Ouessant sans ses moutons ne serait pas Ouessant..

Sur cette pointe de Roch Hir on regroupe les moutons avant la foire annuelle.

L'élevage du mouton fait partie de la tradition ouessantine ,même si les moutons d'aujourd'hui sont beaucoup plus grands que la race ancienne appelée moutons de Ouessant .
L'île est divisée par la dépression centrale et les troupeaux du Nord et du Sud se mélangent rarement.
L'élevage du mouton est donc ancien. On l'exploitait principalement pour sa laine.

C’était la principale ressource de revenus des Ouessantins qui en vendaient 7 à 800 par an sur le continent. La race ancienne réputée par sa petite taille et la saveur de sa chair , a quasiment disparu du fait de croisement .
Certains des croisements destinés à l’améliorer furent étonnants : en 1935 un bateau grec le myconos transportant des moutons s’échoua au nord de l’île.et apporta du sang neuf .Autrefois on ne mangeait pas du mouton sur l’île seule la laine intéressait les éleveurs.

Les animaux sont laissés en liberté de la St Michel aux premiers jours de février c’est la vaine pâture. Autrefois c’était la période ou les récoltes étaient rentrées. La foire aux moutons marque cette fin de vaine pâture, elle a lieu tous les ans le premier mercredi de février l’époque ou les brebis se préparent à agneler.
Les animaux sont rassemblés dans deux enclos, Au Nord c’est dans la cour de l’ancien patronage.

Chaque propriétaire vient chercher ses bêtes qu’il reconnaît grâce aux marques des oreilles.
Au 17 ème déjà les propriétaires utilisaient un système de marque dans les oreilles . De nombreuses combinaisons permettent à chacun de retrouver son bien ; entailles , trou placé d’une certaine façon. Le catalogue de toutes les marques est conservé en mairie, aujourd’hui on utilise plus facilement les marques en plastiques ou des bombes de peinture.

Au Sud de l’île c’est dans l’enclos de Porsguen que les moutons sont rassemblés. Si cette pratique prend parfois des allures de foire, aucune transaction n’y ai pratiqué. La foire aux moutons est avant tout un lieu de rencontre. Auparavant le premier jeudi de févier était à part, chacun s’y préparait comme un jour de fête. Les Ouessantins arboraient des vêtements qui n’étaient pas ceux de tous les jours, un bistrot en plein air permettait de se retrouver et de réchauffer devant un bol de café ou un verre de vin. Elle a lieu aujourd’hui le mercredi pour que les enfants puissent y participer.
L’autre période de février en septembre les moutons sont attachés souvent deux par deux. relié à une corde de 4 m environ leur permettant de décrire un cercle correspondant à un are de pâture. Ils seront déplacés 2 fois par jour.

Ouessant est un pays sans arbre et le le bois de grève bien trop précieux pour être brûlé… Comme beaucoup de plat ouessantin, le ragoût de mouton se mijote à l’étouffé dans un feu, fait de motte de gazon et de bruyère séchée.
Suivons le chef !

Je fais revenir la viande pour qu'elle soit bien dorée des deux côtés. C'est pourquoi la préparation est longue, le temps de bien faire tout dorer.

On peut tout faire avec le Mouton : on le mange, on tricote la laine. Voilà, maintenant je fais revenir les oignons. Il faut qu’ils soient bien dorés, comme la viande, de la couleur de la viande. C'est de la viande courante chez nous. Comme le crabe et le poisson, c'est ce que l'on mange.
La viande. La dedans j'ai les oignons, carottes... et on étale bien la viande en couche. Comme cela elle reste bien au milieu. Les carottes et les oignons au-dessus qui vont donner le jus. Le poivre, le sel et un peu d'herbes cultivées dans les champs cet été.
Maintenant on va mettre les pommes de terre, les préparer, les couper de façon à ce qu'elles recouvrent la viande. Voilà pour deux personnes ce que ça donne. Maintenant on recouvre d'eau. Voyez la couleur du jus. La couleur du ragoût doit être de cette couleur, pas blanche. Si la sauce est blanche c'est que c'est pas assez revenu. C'est la viande et les oignons qui donnent cette couleur là.
On met le couvercle, on laisse comme ça pendant toute la cuisson. On ne soulève pas le couvercle et on ne va pas regarder ce qui se passe. Je vais mettre le ragoût à cuire. On le cale bien au milieu. Du papier journal. Une motte d'herbe contre la marmite. Je prends la dernière motte pour mettre dessus. Une motte de terre: Voyez les racines sont ici. L'herbe est sèche, les racines et la terre également. On y met un chapeau, et maintenant j'y mets le feu.
Comme l'herbe et la bruyère sont bien sèches, ça prend tout de suite et comme c'est mis en pente, les mottes vont bien brûler. Cela commence déjà. La marmite va être au moins 3h3O sous la motte sans que l'on soulève le couvercle, remue, ou aille voir ce qui se passe.

Paysanne et maritime, Ouessant, protégée par sa formidable ceinture de récifs et de courant, possède en elle la magie et la force des îles, ces mondes proches et lointains, qui plus que tout lieu, symbolisent " l'ailleurs " qui est en nous.



La maison d’Alexandre remonter

Jean-Pierre Le Marc
Romancier - scénariste
Brémoguer
29750 Loctudy
Tél. 02 98 87 40 63 - Fax. 02 98 87 98 75

Note d’intention de l’auteur

La frontière est fragile entre le rêve, la réalité et l’éternité. C’est ainsi qu’il suffit parfois d’un instant, d’un événement inattendu, pour que l’esprit parte en voyage et que, sans que l’on ne s’explique pourquoi, le déroulement du temps prenne un cours étonnant. L’esprit s’évade alors, dit-on, s’échappant de la carapace molle qui l’étouffe, brisant les liens ténus qui amarrent le corps à un quotidien pesant. Le monde du merveilleux n’est-il donc qu’un effet de notre imagination, ou alors existe-t-il aux confins de notre environnement, dans un autre univers, si proche et si lointain à la fois ?
La notion de temps, d’instant, de seconde ou d’heure ne fait-elle pas partie de cette mécanique aux étonnants rouages qui nous mène vers d’étranges « nulle part ». Alors, l’homme, égaré dans le Cosmos, transformé en lumière, en énergie, en poussière de cellule, se fond dans l’univers et ne revient plus jamais sur terre... Oh là, là !... Que tout cela est compliqué !
Et si tout cela, tous ces grands mots, ces définitions, ces réflexions philosophiques n’étaient que de la blague et de la rigolade pondus par les petits êtres que nous sommes, égoïstement réfugiés dans les cases blindées de nos références culturelles..., et qu’il suffise simplement de franchir quelques passerelles inaccessibles à nos esprits d’hommes engoncés dans leurs craintes et leurs incertitudes ? Et s'il suffisait juste de la pureté d’une âme d’enfant pour trouver le chemin qui ouvre la porte du rêve  ? Et si celui-ci suivait la trace d’un arc-en-ciel né de la mer et que, pour ceux qui savent l’emprunter, ce chemin mène, le temps d’un court voyage aux limites du réel, là où, au bord de la mer, on trouve La Maison d’Alexandre ?
C’est, en quelque sorte, ce que voudrait évoquer ce petit scénario…

Résuméremonter

L’histoire débute dans une salle de classe d’un grand centre urbain. L’institutrice distribue aux enfants, garçons et filles de 8 à 10 ans, des cartes postales expédiées par leurs correspondants bretons, les invitant à venir passer des vacances chez eux. L’institutrice nomme les enfants (originaires de tous les endroits du monde) par leurs prénoms. Vient le tour de Magali, très belle petite fille Africaine à qui l’institutrice annonce qu’elle partira à la mer. Elle lui donne la carte postale représentant un arc-en-ciel émergeant d’une île. Le regard de Magali pénètre dans l’image, et, sans que l’on ne sache comment, elle se retrouve au pied d’une dune. Malgré cette étonnante situation Magali n’est pas surprise. Elle rit et va marcher dans la mer. Alors qu’elle n’avait vu personne, une voix l’interpelle, celle de Robert, âgé de 10 à 12 ans, assis sur le sable. On entend des oiseaux de mer, musiciens, dont le vol se transforme en airs de violon, ce qu’aime beaucoup Magali.
Les évocations par Magali du monde où elle habite rappellent un court instant à Robert qu’il a aussi, il y a longtemps, vécu une autre vie.
Robert et Magali marchent ensemble dans l’eau jusqu’à ce qu’ils rejoignent Alexandre, le peintre qui, chaque jour, compose l’arc-en-ciel. C’est un étonnant personnage qui peint avec du sable et dont la toile demeure invariablement blanche. A coups de pinceau Alexandre dessine d’ailleurs quelque-chose dans les mains de Magali, mais, naturellement, rien n’apparaît. Magali s’amuse beaucoup. Robert lui propose de visiter l’atelier d’Alexandre, là où Sarah, la femme du peintre prépare et compose chaque jour les couleurs cueillies par son mari. Magali découvre le village avec émerveillement : un assemblage un peu onirique de maisons blanches aux portes et fenêtres très colorées. Robert conduit Magali chez Alexandre, à « L’Atelier de l’Arc-en-Ciel ». Sarah est penchée sur de petites pincées de sable multicolore qui lui servent à composer l’arc-en-ciel. Robert lui présente Magali. Dans le mouvement très décomposé que fait la jeune femme pour relever la tête on comprend alors que Sarah est l’institutrice et que Magali a fait un étrange rêve de quelques secondes. Magali ouvre alors les mains : à l’intérieur de chacune d’elles brille un petit arc-en-ciel peint par Alexandre au cours de son rêve... Magali regarde la carte postale que vient de lui donner l’institutrice, et elle s’aperçoit que le décor a changé : y figurent Robert qui lui fait un signe de la main, et Alexandre posté devant son chevalet.


DROID’VIVREremonter

de Nedgib LARABA
VHS SECAM 32MN
une production de l’APPRI et des Films du Baladin

Synopsis

KADDOUR, la cinquantaine, dort paisiblement dans sa chambre.
Soudainement, il se reveille en sursaut, pris de panique, il crie fort.
- Non !... Va t-en ! Laisse moi tranquille, fous moi la paix... Tu as déja pris mon fils, ne reviens plus jamais.

Un cauchemar qui le hante depuis la disparition de son fils, mort d’une overdose d’après les diagnostiques des médecins.

MILA, sa fille ainée, mise en cloque par le meilleur ami de son fils HAFID, devenu un jeune loubard du quartier.

Rejetée par son père et son homme, elle vit seule avec IMADE, son fils agé de cinq ans. Depuis elle se donne à l’alcool et à la drogue dans un entourage étrange et paumé.

Devant son drame de père,KADDOUR, décide de se venger en séquestrant KAMEL, le responsable de la mort de son fils, et l’enferme à Pontaniou, une ancienne prison désaffectée.

Les grandes portes se referment, le plafond est en fer, c’est le soir, le noir. Entre les quatre murs, KAMEL, seul devant son sort, et sans sa dose habituelle, vit ses premières nuits de cauchemar.
Il se receuille en ce grave moment, ferme ses oreilles, les larmes de faiblesse. Voilà le regret...

Production Réalisation Distribution

Les Fims du Baladin

 

Chronique de Sarajevoremonter
 
L'Atlantique à la rameremonter

la première rame postale transatlantique.

Jo Le Guen : l'atlantique à la rame

Pour la première fois, un homme transporte un courrier officiel à la rame entre les USA et l'Europe.
Cet évenement est comparable à l'aéropostale.
Ainsi, après 103 jours de mer, le premire courrier à la rame arrive enfin à bon port...
Une première mondiale.

Les Pilhaouersremonter
 
 
 

 


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