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Situées à
l'extrême ouest de la Bretagne à la rencontre
de l'atlantique et de la manche, l’archipel de Ouessant
et Molène se trouvent sur l'un des passages les plus
fréquentés et les plus dangereux du monde.
L’archipel de Molène étire son chapelet
d’îlots, bordés de plage de sables blancs
mais surtout de récifs attirant les navigateurs.
Petite île du bout du monde, Molène est aujourd’hui,
la seule habitée de l’archipel,
Sur ce petit bout de terre, long de 1.2 km et large de 800m,
400 personnes y vivent en permanence.
Pour poser le pied sur ce monde à part, véritable
paradis de la nature sauvage, il vous faudra prendre le bateau
au départ de Brest.
L'Enez eussa est
la seule façon d’aborder l’île.
Ici encore, tout
est acheminé par bateau, de la boite d'allumettes au
réfrigérateur, en passant par les matériaux
de construction.
Molène est la seule île de l'archipel à
posséder un port naturel et pour cette raison, la seule
à avoir pu se consacrer à la pêche.
De tout temps les
Molénais ont pêché le homard et la langouste
autour de l’archipel. Aujourd’hui, ils diversifient
leur pêche avec le bar, le lieu jaune ou encore la raie.
Aucune voiture,
sinon la 4L de la poste ne vient troubler le calme des ruelles
de l'île.
Molène, c'est
aussi l'île des sauveteurs. Dans l'ancien abri du bateau,
une exposition sur le JEAN CHARCOT, rappelle les sorties héroïques.
Il est aujourd'hui remplacé par le Jean Cam, canot
beaucoup plus rapide, permettant à ces courageux sauveteurs
de la SNSM de sortir par tous les temps et d’arriver
rapidement sur les lieux du naufrage.
Bien qu’entourée
d’eau, Molène a eu de grandes difficultés
pour obtenir son autonomie en eau potable
Le puits au centre du village ne sert plus beaucoup.
« Cela sent la sérénité...Au début
il y avait le fameux saint Roland : C'est l'histoire du puits
de saint Roland. Mais les gens avaient simplement des citernes,
des réserves. Certains avaient des futs, enfin tout
ce qui pouvait récupérer de l'eau était
pris.
On prenait un fut de 200 litres, on le mettait sous une gouttière,
on mettait de l'eau à l'intérieur et quand on
était un peu plus argenté on faisait des réserves
d'eau en dur, en citerne. A ce moment là les gens agrandissaient
en fonction des besoins de la famille ou alors essayaient
de trouver par tous les moyens des réserves d'eau.
C'était très dur, une goutte d'eau valait de
l'or.
Tout le système que vous voyez s'appelle un impluvium,
un mot romain. C'est tout simplement une surface bétonnée
de 4000 ml dont la forme permet de récupérer
un maximum d'eau. Toute l'eau de pluie qui tombe sur cette
surface bétonnée arrive ici dans une rigole,
une espèce de couloir et passe à travers 3 filtres
pour aller vers une citerne extérieur.
On a une autre citerne, la citerne des anglais, qui a été
offerte par la Reine Victoria en 1896 et qui à une
contenance de 300 m3 qui s'ajoute aux réserves de la
commune. On peut dire qu'actuellement la commune à
une réserve de 2000 m3 d'eau. A partir de 1989, on
s'est dit qu'il fallait trouver une autre solution puisque
2000 m3 d'eau étaient insuffisants. Les gens se modernisent,
on fait des salles de bains, on a des machines à laver...
cela va très très vite. On était arrivé
sur un certain déséquilibre et on s'est demandé
pourquoi de pas tenter un forage.
On a fait appel à Monsieur Stervinou qui est sourcier:
« Ecoute, si cela ne te dérange pas viens nous
voir et on verra si il y a quelque chose à faire ».
Quand il est venu il a démarré du bateau ! Je
lui ai indiqué la direction des réserves. Je
lui ai dis: « plus tu trouveras de l'eau près
des réserves, moins cela nous coûtera ».
Il est parti du Moulin du Nord, il est venu en direction des
réserves et à ce moment là on a fait
3 forages sur cette ligne là. Trois forages qui sont
toujours actuellement en activité,, on les a ré-approfondis
il y a un an et demi. Ils nous ont permis depuis 1989 de ne
plus manquer d'eau.
C'est pour cela, toujours, vous verrez les bornes actuellement
installées dans l'île : dès qu'une
borne se met à couler, vous verrez toujours quelqu'un
se précipiter pour voir pourquoi elle fuit.
Quand les gosses jouent avec, ils sont systématiquement
engueulés.
On leur fait comprendre que l'eau a une importance capitale,
l'eau c'est la vie : il ne faut pas jouer avec... c'est pas
un jeu.
Il y a assez d'eau de mer autour de chez nous pour jouer avec...
Donc l'eau chez nous, c'est quelque chose de primordial. »
Faire le tour de
l'île ne demande pas plus d'une heure , mais à
propos d'horloge, il faut savoir que Molène vit toujours
à l'heure solaire et qu'il conviendra d'y penser en
débarquant sur l'île.
Pour cause de gros
temps, l'Enez Eussa ne peut pas accoster et c'est la petite
navette , le DOCTEUR TRICARD ,qui nous amène à
bord de l’Enez Eussa.
Les parages de Ouessant
sont très dangereux pour la navigation .
Une grande connaissance
des récifs et des courants est nécessaire pour
l'approche de l’île, surtout lors des tempêtes.
Ile du bout du monde,
Ouessant a été longtemps isolé par les
récifs et les courants , ses habitants ont vécu
en autarcie absolue ; les hommes sillonnant les mers tandis
que les femmes cultivaient cette terre aride.
Aujourd'hui, plusieurs
vols quotidiens entre Ouessant et Brest GUIPAVAS permettent,
entre autres, un acheminement du courrier plus efficace qu'autrefois.
L’île
d’Ouessant longue de 7 km sur 4 de large est la plus
importante de l’archipel et avec une longitude moyenne
de 5.5° ouest de Greenwich, la terre la plus occidentale
de la France métropolitaine.
Avec sa forme de pince de crabes l’île d’Ouessant
que les bretons appellent Enez Eussa – l’île
la plus haute - a la forme d’un plan incliné
.
Relevé au Nord Est par les falaises du Stiff , hautes
de 60 m il descend en pente douce sur Lampaul ,le bourg.
Ouessant est signalé
aux navigateurs par 5 phares et une corne de brume.
Nous accostons
au port du stiff.
Ce port que les Ouessantins attendaient depuis longtemps a
son histoire.
En effet, 4 enormes cubes de béton furent construits
à Brest en 1984.
Trainés par deux remorqueurs, ces blocs très
lourds mais flottants , furent déposés délicatement
sur le site puis coulés. Ils forment aujourd’hui
le nouveau port du Stiff , l’ancien ne pouvant accueillir
les bateaux lors de tempêtes.
Malgré la
nécessité de signaler les écueils aux
navires croisant les parages , ce n’est qu’en
1700 sur ordre de Vauban qu’est mis en service le premier
phare de Ouessant , Le Stiff.
Constitué
de deux tours accolées, il culmine à 85 m au
dessus de la mer mais ne joue plue plus actuellement que le
rôle de feu de proximité. Sa hauteur est de 32
m et sa portée de 40 km.
Il fonctionne d'octobre à Mars
Au plus haut de
l'ile, la tour radar surveille le trafic de nombreux pétroliers
et navires marchands se croisant en permanence.
Elle fut construite
après le naufrage de l’Amoco Cadix en 1978.
Haute de 70 m, elle surveille la navigation maritime à
l’entrée de la Manche , un couloir appellé
le rail de Ouessant.
Il réglemente
la circulation des navires .
Interview tour radar.
« Le sémaphore du Stiff fait partie des sémaphores
de la région Atlantique. E faut savoir que toutes côtes
françaises sont sous la surveillance des sémaphores.
Voilà l'île de Ouessant qui est au centre du
radar. Le premier Rail, le Rail montant, le Rail descendant,
le rail montant extérieur.
Dans le premier Rail naviguent les bateaux qui ne transportent
de marchandises dangereuses, c'est à dire la majorité
des bateaux qui prennent le Rail montant. Le Rail descendant
est pour tous les bateaux. Le Rail montant extérieur
est pour les pétroliers et les bateaux qui transportent
des marchandises dangereuses et qui se trouvent à environs
50 kilomètres de Ouessant. Le Rail de Ouessant est
un peu l'autoroute de la mer. Tous les navires qui traversent
le Rail de Ouessant sont identifiés. On sait ce qu'ils
transportent, d'où ils viennent et ils vont. Ce dispositif
sous l'autorité du préfet maritime est dirigé
par le Cross Corsen et Ouessant Trafic. Dans l'année,
environ 50.000 bateaux empruntent ce dispositif Le Rail de
Ouessant n'avait pas avant la configuration actuelle.
Le Rail de Ouessant avant l'Amococadiz était simplement
conseillé pour la navigation mais pas imposé.
Depuis le naufrage de l'Aniococadiz, il a été
restructuré en trois voies, deux montantes et une descendante.
Tous les bateaux qui montent du Sud vers lEurope du Nord sont
obligés de contoumer Ouessant. Auparavant leur seul
soucis était de gagner du temps, donc de couper au
plus court. Donc ils passaient à côté
de Ouessant, certains d'entre eux prenaient le chenal du Front
Vert dans le Sud de Ouessant, ce qui présentait un
grave risque en cas de naufrage ou de problème: Cela
tic laissait pas le temps d'intervenir. C'est pourquoi on
a instauré ce dispositif de circulation pour les faire
s'éloigner de la côte. Pour les plus dangereux,
c'est à dire les pétroliers et les bateaux transportant
des matières dangereuses qui passent à environ
trente nautiques des côtes, cela nous laisse un laps
de temps pour faire intervenir des remorqueurs ou d'autres
moyens. Chaque navire doit se signaler à environs dix
nautiques c'est à dire environ 18 kilomètres
avant d'arriver dans le dispositif de séparation de
trafic :
Appeler le Cross Corsen, Ouessant Trafic en faît, pour
donner les éléments qui peuvent servir à
son identification: Provenance, destination, cargaison, matières
dangereuses.
L'Abeille Flandre est basée à Brest, elle est
sous l'autorité du Fréfet Maritime. C'est le
remorqueur l'un des plus puissant du monde qui peut tracter
n'importe quel bateau passant dans le Rail. C'est plus ou
moins difficile selon l'état de la Mer et le tonnage
du bateau. Malgès tout, presque tous les bateaux peuvent
être secourus par l'Abeille Flandre. Le plus dur a été
la mise en place de ce Rail en 1979 parce que tous les bateaux
n'étaient pas informés de la création
du Rail. Il y avait 30 à 401/o d'infractions. Maintenant
moins de 1. 1/o et très rarement des bateaux à
contresens: ce sont des bateaux qui ont du mal à se
positionner dans le Rail et qui mordent un peu sur les différents
Rails. Si le bateau n'a pas appelé, on a que la trace
visuelle sur la radar: on a pas son type. Il faut que le bateau
appelle ou qu'on l'identifie à l'optique. »
De l’autre
coté de l’île, le site de PERN est classé,
y compris les rochers.
Le phare de MIRIDIC, construit entre 1911 et 1934, abandonné
4 ans plus tard, fût réhabilité et automatisé
en 1959. Aujourd'hui il fonctionne sans gardien.
Ces singuliers pylônes
supportaient, à l'époque, le téléphérique
reliant le phare à la terre.
Pern est un des
endroits les plus spectaculaires de l'île lorsque la
tempête arrive. Un véritable feu d'artifice d'eau
et d'écume attend ceux qui ne craignent pas les embruns.
Il n'est pas étonnant
que dans ces parages se trouve l'un des phare les plus puissants
du monde : le phare du Creac’h, haut de 55 m et identifiable
grâce à ses bandes noires et blanches.
Ce phare d’atterrage signalant la terre aux navires
éloignés balise la route maritime la plus importante
de l’Atlantique. Il fut construit en 1862 et dispose
aujourd’hui d’un radio phare émettant des
ondes radios permettant aux navires de le situer avec une
grande précision même par temps de brouillard.
L'ancienne centrale
électrique abrite le musée des phares et balises
qui retrace l'évolution de la signalisation maritime
de l'antiquité à nos jours ;
Il présente de superbes pièces d’optiques
et lentilles, crées par Augustin Fresnel.
L appareillage et la construction des phares pour lesquelles
il fallu souvent déployer un travail surhumain est
mis en valeur.
Une exposition témoigne du plus grand naufrage survenu
sur les Pierres Vertes, le passage le plus redoutable du Fromveur.
En effet, le 11
juin 1896, perdu dans la nuit et le brouillard, le paquebot
anglais Drummond Castle fait naufrage sur les Terres Vertes,
un récif situé à l'Ouest de Molène.
Il coule en 4 mn et le lendemain, la mer jette sur la côte
les corps de 243 victimes: hommes, femmes et enfants
Les insulaires firent des linceuls avec leurs draps et veillèrent
les morts avant de les enterrer.
Un sémaphore
à la pointe de créach surveille la partie Nord
de l'île ou, par forte houle, le spectacle est toujours
étonnant.
A l'autre extrémité
Nord ouest de l'île, vers la pointe de PERN, se trouve
la maison du NIOU, composante de l'écomusée
d'Ouessant intégré au parc naturel régional
d'armorique.
Maison traditionnelle
ouessantine, aménagée selon un plan immuable
qui s'est fixé au milieu du 19 ème siècle,
on y trouve un mobilier peint de couleurs vives qui organise
l'espace de vie dans l'habitation.
Un habitat à la mesure d'une société
de femmes livrées seules à la construction des
maisons et aux travaux agricoles, tandis que les hommes naviguaient
au long cours.
L'autre maison de
l'écomusée présente des objets typiques
de la vie ouessantine, évoquant le travail des champs
et de la mer, les cultes et croyances religieuses, ainsi que
les nombreux naufrages qui endeuillèrent les parages
de l'île.
Ouessant est un
poste d'étude apprécié des ornithologues
;
De nombreuses espèces d'oiseaux, lors de leurs migrations,
trouvent refuge sur l'île avant un nouveau départ.
Un centre d'observation ornithologique s'est ouvert en 1984.
Ouessant sans ses
moutons ne serait pas Ouessant..
Sur cette pointe
de Roch Hir on regroupe les moutons avant la foire annuelle.
L'élevage
du mouton fait partie de la tradition ouessantine ,même
si les moutons d'aujourd'hui sont beaucoup plus grands que
la race ancienne appelée moutons de Ouessant .
L'île est divisée par la dépression centrale
et les troupeaux du Nord et du Sud se mélangent rarement.
L'élevage du mouton est donc ancien. On l'exploitait
principalement pour sa laine.
C’était
la principale ressource de revenus des Ouessantins qui en
vendaient 7 à 800 par an sur le continent. La race
ancienne réputée par sa petite taille et la
saveur de sa chair , a quasiment disparu du fait de croisement
.
Certains des croisements destinés à l’améliorer
furent étonnants : en 1935 un bateau grec le myconos
transportant des moutons s’échoua au nord de
l’île.et apporta du sang neuf .Autrefois on ne
mangeait pas du mouton sur l’île seule la laine
intéressait les éleveurs.
Les animaux sont
laissés en liberté de la St Michel aux premiers
jours de février c’est la vaine pâture.
Autrefois c’était la période ou les récoltes
étaient rentrées. La foire aux moutons marque
cette fin de vaine pâture, elle a lieu tous les ans
le premier mercredi de février l’époque
ou les brebis se préparent à agneler.
Les animaux sont rassemblés dans deux enclos, Au Nord
c’est dans la cour de l’ancien patronage.
Chaque propriétaire
vient chercher ses bêtes qu’il reconnaît
grâce aux marques des oreilles.
Au 17 ème déjà les propriétaires
utilisaient un système de marque dans les oreilles
. De nombreuses combinaisons permettent à chacun de
retrouver son bien ; entailles , trou placé d’une
certaine façon. Le catalogue de toutes les marques
est conservé en mairie, aujourd’hui on utilise
plus facilement les marques en plastiques ou des bombes de
peinture.
Au Sud de l’île
c’est dans l’enclos de Porsguen que les moutons
sont rassemblés. Si cette pratique prend parfois des
allures de foire, aucune transaction n’y ai pratiqué.
La foire aux moutons est avant tout un lieu de rencontre.
Auparavant le premier jeudi de févier était
à part, chacun s’y préparait comme un
jour de fête. Les Ouessantins arboraient des vêtements
qui n’étaient pas ceux de tous les jours, un
bistrot en plein air permettait de se retrouver et de réchauffer
devant un bol de café ou un verre de vin. Elle a lieu
aujourd’hui le mercredi pour que les enfants puissent
y participer.
L’autre période de février en septembre
les moutons sont attachés souvent deux par deux. relié
à une corde de 4 m environ leur permettant de décrire
un cercle correspondant à un are de pâture. Ils
seront déplacés 2 fois par jour.
Ouessant est un
pays sans arbre et le le bois de grève bien trop précieux
pour être brûlé… Comme beaucoup de
plat ouessantin, le ragoût de mouton se mijote à
l’étouffé dans un feu, fait de motte de
gazon et de bruyère séchée.
Suivons le chef !
Je fais revenir la viande pour qu'elle soit bien dorée
des deux côtés. C'est pourquoi la préparation
est longue, le temps de bien faire tout dorer.
On
peut tout faire avec le Mouton : on le mange, on tricote la
laine. Voilà, maintenant je fais revenir les oignons.
Il faut qu’ils soient bien dorés, comme la viande,
de la couleur de la viande. C'est de la viande courante chez
nous. Comme le crabe et le poisson, c'est ce que l'on mange.
La viande. La dedans j'ai les oignons, carottes... et on étale
bien la viande en couche. Comme cela elle reste bien au milieu.
Les carottes et les oignons au-dessus qui vont donner le jus.
Le poivre, le sel et un peu d'herbes cultivées dans
les champs cet été.
Maintenant on va mettre les pommes de terre, les préparer,
les couper de façon à ce qu'elles recouvrent
la viande. Voilà pour deux personnes ce que ça
donne. Maintenant on recouvre d'eau. Voyez la couleur du jus.
La couleur du ragoût doit être de cette couleur,
pas blanche. Si la sauce est blanche c'est que c'est pas assez
revenu. C'est la viande et les oignons qui donnent cette couleur
là.
On met le couvercle, on laisse comme ça pendant toute
la cuisson. On ne soulève pas le couvercle et on ne
va pas regarder ce qui se passe. Je vais mettre le ragoût
à cuire. On le cale bien au milieu. Du papier journal.
Une motte d'herbe contre la marmite. Je prends la dernière
motte pour mettre dessus. Une motte de terre: Voyez les racines
sont ici. L'herbe est sèche, les racines et la terre
également. On y met un chapeau, et maintenant j'y mets
le feu.
Comme l'herbe et la bruyère sont bien sèches,
ça prend tout de suite et comme c'est mis en pente,
les mottes vont bien brûler. Cela commence déjà.
La marmite va être au moins 3h3O sous la motte sans
que l'on soulève le couvercle, remue, ou aille voir
ce qui se passe.
Paysanne et maritime,
Ouessant, protégée par sa formidable ceinture
de récifs et de courant, possède en elle la
magie et la force des îles, ces mondes proches et lointains,
qui plus que tout lieu, symbolisent " l'ailleurs "
qui est en nous.
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