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En Bretagne l’histoire
des hommes est, depuis toujours, liée à celle
de l’océan. Des premières cueillettes
de la préhistoire, à l’exploitation moderne
des ressources maritimes, c’est toute une histoire forte
qui s’est écrite au fil du temps.
Les premières
barques sont devenues navires, les rames, puis les voiles,
ont disparu au profit de la puissance motrice et d’une
technicité de plus en plus performante. Engins de pêche
et moyens de navigation, atteignent aujourd’hui d’étonnants
niveaux de sophistication. Pourtant, la mer ici demeure un
mode de vie, une référence incontournable. Si
l’homme continue à y puiser les éléments
de sa subsistance, elle est aussi l’objet d’affrontements
quotidiens avec l’élément.
Inventant sans cesse
de nouveaux moyens de pêche, s’adaptant aux marchés
et aux exigences économiques de plus en plus contraignantes,
tous les acteurs de cette filière sont conscients du
montant de l’enjeu qu’ils défendent, celui
de la survie d’un métier et d’une région.
Ici un emploi en mer en génère cinq à
terre ! Dans un environnement difficile, face à des
normes administratives trop souvent pénalisantes, les
gens de la mer n’en doivent pas moins continuer à
pratiquer chaque jour le dernier métier où l’homme,
pour survivre, capture encore l’animal dans son milieu
naturel.
L’un contre
l’autre, ou l’un avec l’autre, la mer et
les marins n’en finiront jamais de vivre ensemble.
C’est de cette
liaison dont nous parlerons au travers de cette série.
Les différentes formes de pêche et bateaux seront
commentés par les pécheurs eux-mêmes sur
leur lieu de travail et le sujet se conclura toujours par
une petite recette de cuisine.
10 sujets pour mieux connaître les métiers de
la mer !
Préambule
Le premier souci
de l’homme, plongé dès sa création
dans un environnement hostile, a été de survivre.
Pour assurer cette survie il lui fallait d’abord trouver
un abri, et bien sûr se nourrir, un exercice plus ou
moins difficile suivant les cas. Pour les habitants des franges
littorales, la mer s’est très vite imposée
comme une source inépuisable, et relativement accessible
de nourritures diverses. Découvrant naturellement les
qualités alimentaires des espèces marines, l’homme
n’a pas tardé (ou tout au moins n’a-t-il
mis que quelques milliers d’années à comprendre),
à développer d’une façon empirique
les premières techniques de pêche. De ses premières
cueillettes de coquillages sauvages à ses premiers
procédés de capture rudimentaires, et souvent
hasardeux, l’ancêtre des marins a su évoluer
vers la création des premiers engins de pêche
: épieux, nasses, puis, plus tard filets, lignes et
hameçons. Au défaut de qualité technique
palliait l’abondance. Observateur, l’homme sut
rapidement repérer les mouvements des poissons, leurs
migrations, déceler leurs habitudes, établir
des barrages rudimentaires mais efficaces, développer
les premières techniques de conservation par la fumée
et par le sel. Il imagina rapidement d’autres moyens
de capture.
Mais, sur l’instinct
de survie originel vint se greffer un élément
économique déterminant, le troc, qui se transforma
rapidement en échange, puis en marché. Un long
cheminement dans le temps vit s’organiser des flottilles,
des campagnes de pêche, de plus en plus exigeantes en
hommes et en moyens. La pêche s’imposa alors comme
un phénomène social et sociologique, en même
temps que s’affirmait sa présence économique,
faisant passer au second plan son rôle premier, la survie
de l’espèce humaine.
Dotée d’un
plateau continental important, et alors que les hommes se
déplaçaient encore à la rame ou à
la voile, la façade maritime atlantique fut un terrain
d’expérimentation idéal pour toute la
panoplie des pêches de proximité.
L’apparition des premiers moteurs au début du
siècle, l’arrivée de l’électronique,
les travaux des centres de recherches comme IFREMER générèrent
bientôt des navires de plus en plus en plus performants
et superbement équipés.
Entre les derniers thoniers à voiles des années
cinquante et les chalutiers ultramodernes de l’an 2000,
qui n’ont apparemment plus aucun point commun, un lien
solide existe pourtant, celui des métiers de la mer.
Note
d’intention de l’auteur réalisateur
Cette série
de 20 films de 26 mn est destinée à montrer
et à mettre en évidence toutes les formes de
pêches effectuées par les professionnels de nos
côtes
Par tous les temps et tous les jours, des tonnes de poissons
sont débarquées dans nos ports ; or bien souvent
nous ne savons que peu de choses sur ces métiers et
techniques liés à la pêche.
Nous allons leurs
montrer sous forme de documentaires pédagogiques et
ludiques ces différents métiers, de la palangre
au filet, en passant par le chalut ou la bolinche , des noms
méconnus du grand public.
Par cette première
série ( pouvant s’allonger dans l’avenir
par des sujets plus spécifiques comme les Nouvelles
Technologies, la Marchande, la Royale, la Plaisance, les Marins-paysans.
), nous allons offrir au grand public la possibilité
d’élargir sa connaissance sur les différentes
techniques de pêche.
Nous allons également
le transporter au large de nos côtes, en mer d’Irlande
ou dans l’Océan Indien, lui permettant ainsi
de côtoyer ces marins qui ont choisis la mer pour lieu
de travail .
Par des images sous
marines et virtuelles, nous allons immerger le téléspectateur
pour une découverte du poisson dans son milieu naturel
ainsi que par la démonstration des différents
engins de capture. ( aidé par des bassins d’essais
et les différentes maquettes des musées maritimes)
Avec la participation
enthousiaste des professionnels de la mer, nous allons acquérir
la connaissance des différentes filières du
circuit de vente du poisson : « de la mer à l’assiette
» . Chaque film se conclura par une recette en compagnie
d’un chef de cuisine .
Ces documentaires
sur les métiers de la mer contribueront à susciter
de nouvelles vocations et à engendrer de nouveaux successeurs.
André ESPERN
Réalisateur
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