film video peche au
homard casier mousterlin fouesnant.
Le homard, "
Homarus gammarus ", est souvent, à tort ou à
raison, considéré comme le roi des crustacés.
Unanimement apprécié des gastronomes il est,
depuis des siècle et malgré son allure rébarbative,
présent sur le plus grandes tables. Il faut avouer
que son allure cuirassée, sa couleur bleue et verte
aux reflets métalliques, sa carapace solide, lui donnent
l'air d'un gladiateur… marin peu commode. L'abdomen
de la femelle porte de nombreux œufs, dont une partie
seulement se transformeront en petits homards. Ce solide animal,
qui peut atteindre 50 cm, est doté de deux fortes pinces,
très dangereuses, l'une broyeuse, l'autre cisaillante.
Un aspect vite occulté par la qualité de ses
attraits culinaires !
Les pêcheurs de homards le traquent au casier, dans
des filières comportant de huit à dix nasses.
Le casier est constitué d'une carcasse rigide autrefois
en bois goudronné mais aujourd'hui en plastique. Il
en existe plusieurs modèles, mais le casier à
homard est caractéristique de ce type de pêche.
Il est lesté de ciment et son armature doit être
suffisamment robuste pour résister aux brassage des
fonds accidentés où vit le homard, mais également
aux assauts énergiques de l'animal. Un grillage en
matière synthétique armée constitue les
parois de l'appareil. L'appât (généralement
du poisson salé, le chinchard et le merlan bleu sont
les espèces les plus recherchées) est fixé
à l'aide d'une garcette à l'intérieur
du maillage. Attiré par les fortes émanations,
le homard pénètre dans une goulotte de gros
diamètre et tombe au fond du piège.
Comme la plupart des crustacés le homard mue. S'extrayant
avec peine de sa lourde armure de calcaire, il ne possède
alors plus qu'une carapace molle qui le laisse sans défense.
De prédateur le homard devient alors proie, et il doit
chercher refuge dans les abris les plus inaccessibles.
Le site des îles Glénan était autrefois
d'une richesse exceptionnelle en homard. Les marins en capturaient
parfois douze à quinze individus dans le même
casier et la pêche au homard était une véritable
spécialité. L'installation de viviers sur les
îles donne d'ailleurs la dimension du commerce qui existait
il y a une trentaine d'années encore entre les Glénan
et la terre.
La raréfaction du homard, due à la surexploitation,
en fait un met de choix dont les plus gros individus recensés
en Atlantique atteignent 5 kilos et auraient de 20 à
25 ans! La pêche au homard est un art nécessitant
une énorme expérience et une connaissance incomparable
des fonds. Elle n'est plus guère pratiquée que
par de marins formés à la vieille école
et dont les techniques de traque n'ont pas varié depuis
des générations.
|