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du congre port Loctudy Pays Bigouden
La pêche professionnelle
du congre est un métier difficile, spectaculaire, dangereux
et qui nécessite une grande résistance physique.
Elle se pratique aux palangres, de longs corps de ligne de
grosse section munis d'avançons et de plusieurs centaines
d'hameçons de forte taille. Les appâts (ou boëte)
utilisés frais ou congelés sont généralement
le maquereau, le chinchard ou le lançon (équille).
C'est ce dernier qui retient généralement la
faveur des pêcheurs, mais il est aussi celui dont l'approvisionnement
demeure le plus aléatoire.
Pour le quartier maritime du Guilvinec en effet, deux navires
seulement (Le Men Bret et l'Alligator) sont habilités
par les Affaires Maritimes pour ce type de pêche. Ils
fournissent la majorité de la flottille.
La pêche au congre demeure encore largement traditionnelle
et la plupart des lieux de capture sont connus et fréquentés
de façon empirique.
Le principe de la palangre est simple : soigneusement lovée
dans une caisse, elle est boëtée au fur et à
mesure de son déroulement. Malgré son apparente
rusticité, la mise en œuvre est difficile et dangereuse.
Le mouillage demande une grande dextérité l'opération
ayant lieu moteur en route, le bateau marchant à 6
nœuds (environ 10 km/h) : le marin doit, quasi-instantanément,
décrocher l'hameçon du bourrelet qui le supporte,
accrocher l'appât, laisser filer la ligne et se saisir
de l'hameçon suivant. Le geste, qui dure à peine
une seconde, se répète des centaines de fois
par jour ! Si le boëtage est délicat par beau
temps, il devient extrêmement dangereux en cas de dégradation
des conditions climatiques. Les accidents ne sont pas rares.
Le congre commun, de son nom scientifique " Conger conger
" appartient à la famille des " congridés
". Sa forme générale rappelle celle de
l'anguille, et il fait d'ailleurs partie de l'ordre des "
anguilliformes ". Solitaire mais peu méfiant,
de couleur grise ou noire, bénéficiant d'une
réputation que son comportement ne dément pas,
le congre est un animal puissant, robuste, un carnassier omnivore
redoutable et très agressif qui peut atteindre près
de 80 kg. La morsure du congre est extrêmement dangereuse
et les marins se méfient toujours lors de la manipulation
de ces animaux imprévisibles. Le congre se capture
principalement de l'automne au printemps, et les conditions
climatiques peuvent jouer un très grand rôle
dans sa fréquentation de ses zone habituelles de pêche.
Le congre ne se reproduit qu'une seule fois dans sa vie. On
le trouve dans les trous de rochers à la côte,
mais également sur des fonds de 100 à 1000 mètres.
Les canots de pêche côtière embarquant
généralement un seul homme, les palangres sont
mouillées et relevées à la main. Depuis
quelques années cependant de nombreux bateaux possèdent
des " vire-lignes " permettant d'assurer de meilleures
conditions de travail et de sécurité. Les unités
plus importantes, qui mettent à l'eau des palangres
de plusieurs kilomètres, sont toutes équipées
de systèmes de boëtage et de relevage automatiques.
Un canot de pêche côtière, embarqué
par un seul marin et travaillant dans le secteur des île
Glénan peut capturer de 300 à 600 kg de congre
par jour.
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