video film peche mer hauturier port Douarnenez.
Le Marie-Josèphe,
port d’attache Douarnenez, appartient à la classe
des navires de pêche hauturière. C’est
aux Affaires Maritimes, en effet, qu’il revient de classer
les bateaux suivant leurs caractéristiques. On distingue
ainsi la petite pêche, la pêche côtière
et la pêche hauturière, cette dernière
concernant des bateaux de plus de 20 mètres, embarquant
des équipages de 5 hommes. Les marées, qui,
pour la plupart, durent de douze à quinze jours, s’effectuent
dans l’ouest des côtes bretonnes ou dans celui
des côtes anglaises et irlandaises.
La Marie-Josèphe est un chalutier acier de 23,50 mètres,
à pont couvert, construits aux chantiers Piriou de
Concarneau. Equipé d’un moteur Poyaud de 650
CV, le bateau possède un équipement électronique
dernier cri. Il convient d’ailleurs de noter que les
marins se sont très tôt intéressés
aux technologies les plus modernes en la matière.
La route est longue qui mène des côtes bretonnes
au Sud-Est de l’Irlande. Le trajet entre Douarnenez
et Bishop dure, en effet, entre 12 heures et 14 heures, une
rude période d’attente pour les hommes, confinés
pour deux semaines dans un espace restreint et dans un environnement
naturel difficile et dangereux. La vie quotidienne à
bord d’un hauturier exige des qualités humaines,
personnelles et professionnelles insoupçonnables pour
qui n’a jamais pris la mer.
Le chalut de 45 m de long et d’une ouverture de 36 m,
est enroulé sur des… enrouleurs fixés
à un portique. C’est une vaste poche conique
de mailles tressées à fond ouvrant, tractée
par des chaînes et des câbles métalliques
appelés funes. L’ouverture du chalut –
sa « gueule » dans le langage maritime- est assurée
par de lourds panneaux de bois ou d’acier qui en assurent
l’équilibre et la stabilité. Des bourrelets
lestés permettent le travail sur le fond. L’ouverture
supérieure, ou « corde de dos », longue
de 25 m, est munie de flotteurs. La partie arrière
du chalut est appelée « cul », et les parties
latérales avant, « ailes ». Les chaluts,
dont les formes et les maillages sont soumis à différentes
réglementation, font l’objet de calculs précis
sur ordinateur. Chaque patron cependant a « son chalut
», celui qu’il a sélectionné au
fil des années.
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