vidéo film
et image sur les îles bretonnes. film, balade et voyage
touristique en Bretagne
extrait
du film sur videos.fr
"L'homme n'est pas fait pour vivre là" prétendait
Ernest Renan contemplant l'île de Sein des hauts lointains
de la Pointe du Raz. La réponse vient du poète
Tristan Corbiére exprimant mieux qu'aucun, l'âme
des Sénans : "Là, naissent et meurent
des êtres couleur de roc, patients comme des éternels".
Sein, l'île où le point le plus haut n'atteint
pas 6 mètres sein l'île à raz de mer.
L'Archipel des Glénan. Pour les plaisanciers, pour
les amoureux de la voile, les Glénan sont le premier
port du premier voyage en pleine mer. Il est l'archipel de
la première traversée, l'archipel de la première
navigation, de l'école de plongée et du centre
nautique. Glénan ou l'école de la mer.
L’île de Groix. Groix de la mer, île des
chansons, terre de poètes : "Je suis né
au milieu de la mer" écrira jean Pierre Calloc'h.
"On dit que l'on y voit sa joie, on dit que l'on y voit
sa croix" chantera Gilles Servat. Groix est un paysage
avec ces lieux tels que la faille du trou de l'enfer. Groix
est un vestige avec son dolmen de Kerboret et son fort Serville.
Groix est une mémoire, à fleur de vagues, à
roc déployé.
Belle-île en Mer est la plus importante des îles
bretonnes, longue de 17 km, elle atteint jusqu'à 9
km de largeur et s'allonge parallèle au continent à
30 km en mer. "L'île la bien nommée"
est un joyau de calme et de douceur. Ses grottes, ses paysages
de rochers découpés par la mer, ses plages,
ses dunes, ses ports : l'île la bien nommée,
qui toujours accueillit les plus grands, de Monet à
Sarah Bernhardt.
Houat et Hoëdic
forment à elles deux, un ensemble qui prolonge la presqu'île
de Quiberon. Houat, l'île de saint Gildas, est terre
de marins pêcheurs. Hoëdic est un village au pied
de son menhir, menhir de la vierge pour une île aux
allures lointaines de radeau. Houat et Hoëdic, les deux
sœurs de la mer, jumelles de l'Atlantique.
commentaire du film
Synopsis:
BREHAT:(interview d’un jeune propriétaire de
tracteur, seul véhicule autorisé sur l’ile
et d’un vieux pécheur ayant connu la Grande Pêche
à Terre Neuve).
Au nord de Paimpol, la pointe de l'Arcouest, et en face, Bréhat
entourée d'une dizaine d'îlots.
Tôt ce matin d'hiver, ce sont les collégiens
qui débarquent pour rejoindre leur école à
Paimpol. 250 familles habitent l'hiver à Bréhat.La
poste est la pour confier colis et courriers au bateau, puis
c'est le tour des nombreux ouvriers qui montent à bord.En
hiver, 2 départs le matin et 2 l'après midi
acheminent passagers, marchandises et matériaux vers
l'île.10 mn de traversée seulement et nous voici
dans la baie du PORT CLOS.Tous les matins ne se ressemblent
pas. Aujourd'hui, c'est l'effervescence, on s'agite sur le
quai puisqu'une colonie ou classe de mer va embarquer. Pour
ces petits parisiens , c'est la découverte.La marée
est très basse à PORT CLOS,.et a découvert
le quai n° 3, distant d'environ 800 m du 1er quai.Ici,
pas de voiture, c'est à pied ou à bord d'une
de ces remorques que nous irons à la découverte
de l'ile.
(interview)
PORT CLOS est l'un des trois ports de l'île avec LA
CORDERIE et LA CHAMBRE. Il fut aménagé par Charles
Cornic, un Bréhatin, en 1770.Remontant vers le bourg,
nous longeons la côte est pour atteindre la plage du
Guerzido exposée au sud.L'école de voile est
ouverte toute l'année. La découverte de la faune
et de la flore commence en canoé Kayak pour ces jeunes
stagiaires.
LA CHAMBRE, trés fréquentée l'été
nous sépare. On domine legodec en face et plus loin
de l'ile LAVREC qui a conservé les vestiges du couvent
St Budoc, moine venu de Grande Bretagne.
Bréhat n'est pas appelée l'ile aux fleurs sans
raison. Un végétation luxuriante de caractère
méridional tels que palmiers, mimosa, géranium,
eucalyptus, lauriers rose et bien d'autres plantes encore
trouvent ici le climat idéal pour s'épanouir.Beaucoup
d'oiseaux séjournent également sur l'île.
Bréhat, position avancée du duché de
penthièvre fut fortifié au moyen age. Les marins
de Bréhat, fabuleux corsaires dès le début
du 16em siècle furent à l'origine de la grande
pêche paimpolaise.
(interview)
L'église Notre Dame de Bréhat date du 11eme
siécle mais fut modifiée plusieurs fois. Son
clocher-mur du 18eme siecle est de style lannionais. Aprés
avoir fourni de valeureux marins à la marine française,
Bréhat vit désormais du tourisme. L'été,
le bourg voit défiler des milliers de personnes apparues
pour quelques heures, le temps d'une marée. A la sortie
Nord du bourg se dresse le calvaire de KERRANO, puis plus
loin, l'accès pour l'ile haute par le PONT VAUBAN ou
PONT AR PRAT. La mer circulait autrefois entre les 2 iles.
L'ancien moulin domine l'entrée de la partie nord de
brehat. Les restes de la chapelle St RION, havre de paix au
milieu des ronces. Jadis le village aurait été
peuplé de lèpreux. La caractéristique
de Bréhat est cette couleur rosée du granit
avec lequel fut construit le phare du PAON, détruit
à la fin de la dernière guerre puis reconstruit
de 1947 à 1949. Du haut de sa tour, on domine le paysage
rude mais grandiose de l'ile du nord. Sur ce gros rocher,
la chaise de RENAN, l'écrivain venait s'asseoir et
méditer sur la sacré et le profane. Le phare
de ROSEDO, autre point haut de l'île contemple les navires
croisant au large ou entre les roches.
L'ile de Bréhat est un endroit stratégique pour
la surveillance du trafic maritime comme nous le rappelle
le sémaphore datant, lui, de 1862. Il domine LA CORDERIE,
cette anse qui fut autrefois le grand port de Bréhat.
40 à 50 bateaux s'y préparaient pour rejoindre
sur les bancs de Terre Neuve comme pourrait en témoigner
la petite chapelle située à proximité.Retour
sur l'ile basse, toujours par le seul passage existant : le
pont VAUBAN.la CROIX DE MAUDEZ sans doute le calvaire le plus
ancien de l'île, domine cette mer hérissée
d'écueils. St Michel, perchée sur sa butte,
a remplacé en 1860 un oratoire beaucoup plus ancien
qui remontait, dit on, à l'arrivée des 1ers
Bretons au 5em siècle. Peinte en blanc, elle sert d'amer
à tous les bateaux de l'archipel. En contrebas, le
moulin à marée, sur l'étang de BIRLOT,
date de 1515. Sa roue à aubes mue par la force de la
mer a cessé de tourner en 1816.
Panorama sur l'ile de BENIGUET, repaire de contrebandiers
aux 17eme et 18eme siecles. Elle appartient aujourd'hui à
un particulier.De ce coté, face à la cale du
canot de sauvetage, quelques bateaux de pêche viennent
au mouillage.
La citadelle, forteresse militaire construite sous le second
empire, accueillit par la suite les familles e pêcheurs
et de paysans necessiteux.Nous voici de nouveau face au port
clos.
La marée à encore changé! Le bateau est
maintenant à la 2eme jetée.
Visiteurs d'un jour, nous quittons BREHAT l'ile aux fleurs
pour rallier l'Arcouest, le continent et ses voitures.
BATZ:( rencontre avec un marin paysan ou du conservateur du
jardin colonial ).
Un chenal large de 2 km sépare de Roscoff de l'ile
de Batz, petite ile de 3,5 km de long sur 1,5 de large.C'est
au milieu des caseyeurs dans le port de Roscoff que nous retrouvons
notre passeur.
Tout ce qui arrive et sort de l'ile est transporté
par bateau.En hiver juste quelques ouvriers rejoignent leur
chantier sur l'île.Après une traversée
d'un 1/4 d'heure, nous prenons pied sur le débarquadère.
Sur l' ile de Batz, quelques voitures mais surtout des tracteurs;
nous sommes au coeur de la ceinture dorée, c'est à
dire le pays des primeurs. Ici la terre et la mer se sont
mariés : l'algue est l'engrais roi et les pommes de
terre arrivent à maturité avec une avance de
trois semaines sur le continent.Depuis toujours, Batz est
paysanne et chaque parcelle de cette terre riche est cultivée.
Vaste jardin baigné de lumière, la température
est toujours plus clémente que sur le continent.(interview)600
habitants l'occupent en permanence.
La pêche à Batz est aussi une ressource; nous
avons rencontré le maire de Batz lui même patron
pêcheur.
Au centre du village, l'eglise Notre Dame de Bon secours a
été construite de 1873 à 1875 sur l'ancien
cimetière de l'ile. On y conserve l'étole de
St Pol, relique classée datant du 7em siècle
qui lui aurait servi à dompter le Dragon.
A l'Est du village se dressent les ruines de la Chapelle Ste
Anne, vieille d'un millénaire. L'abbatiale de Pol Aurélien
existait en cet endroit et on y vient en procession le dernier
dimanche de Juillet.Tout à côté, à
la pointe Est de l'ile, le jardin colonial, crée par
Mr Delaselle au début du siècle, déploie
ses frondaisons exotiques que la douceurs des lieux a permis
d'acclimater.
(interview)
De l'autre côté du bourg, sur le point le plus
haut de l'ile, se tient le grand phare contruit entre 1836
et 1852. Sa portée est de 26 Miles et si son ascension
vous tente, il vous faudra gravir ses 211 marches pour admirer
le fameux panorama.A proximité, au creux des rochers
: le trou du serpentt ou périt le fabuleux dragon.Longeant
la grève, nous arrivons à la fontaine et au
lavoir ou de nombreux oiseaux viennent se rafraichir.Continuant
notre route, nous aurons peut être la chance d'apercevoir
un ferry rasant les écueils pour rejoindre Roscoff.
Roscoff, sur le continent, à la fois si proche et si
différent.
MOLENE:(rencontre avec Joseph Le Guen rameur solitaire pour
une traversée de l’Atlantique ou du patron de
la vedette SNSM).
Embarquons vers l'archipel de molène et ouessant, le
départ se fait de Brest ou du Conquet par la compagnie
maritime PENN AR BED.
Aujourd'hui, c'est de Brest que nous partons et la météo
annonce un avis de tempête.
Situées à l'extrême ouest de la Bretagne
à la rencontre de l'atlantique et de la manche, Ouessant
et Molène se trouvent sur l'un des passages les plus
fréquentés et les plus dangeureux du monde,
aussi faut-il être bon marin.
Longeant la rade, il faut moins d'une heure pour atteindre
la pointe st Mathieu. Aujourd'hui nous ne pourront pas rallier
LE CONQUET à cause d'une mer exceptionnellement forte.
Une heure encore et bientôt se dessine l'archipel de
Molène.
Aujourd'hui pour cause de gros temps l'Enez Eussa ne peut
pas accoster et c'est le DOCTEUR TRICARD qui vient à
notre rencontre. Toute les arrivées à Molène
ne sont pas si dures, rassurez vous!
L'ennez Eussa est le seul courrier de l'ile et tout transite
par ce bateau.
Molène est la seule ile de l'archipel à posséder
un port naturel et pour cette raison, la seule à avoir
pu se consacrer à la pêche. Pour survivre, les
autres iles ont dû exploiter la terre et le goëmon.
Molène, c'est aussi l'ile des sauveteurs. Dans l'ancien
abri du bateau, une exposition sur le JEAN CHARCOT, rappelle
les sorties héroïques. Il est aujourd'hui remplacé
par le Jean Cam, vedette identique à celle de penmarch,
autre lieu dangereux pour les bateaux égarés.
(interview)
Ensemble, ils ont rejoint un enfant de Molène, Jo Le
Guen le rameur solitaire, qui sous les couleurs de la SNSM,
traversa l'atlantique au cours de l'été 95.
(interview)
Jamais Molène ne connut une telle affluence et son
port, le temps d'un jour, accueilli comme un roi l'enfant
du pays.
Au point culminant de l'ile, le sémaphore aujourd'hui
désarmé offre un formidable point de vue.
Aucune voiture, sinon la 4L de la poste ne vient troubler
le calme des ruelles de l'ile.
Le puits au centre du village ne sert plus beaucoup. Aujourd'hui,
l'eau vient du grand inpluvium situé au nord de l'ile
qui a remplacé la vieille citerne à eau de pluie
offerte par l'Angleterre.
En effet, le 11 juin 1896, perdu dans la nuit et le brouillard,
le paquebot anglais Drummond Castle fait naufrage sur les
Terres Vertes, un récif situé à l'ouest
de Molène. Il coule en 4 mn et le lendemain, la mer
jette sur la côte les corps de 243 victimes: hommes,
femmes et enfants.
Les insulaires firent des linceuls avec leurs draps et veillèrent
les morts avant des les enterrer.
En remerciement, diverses fondations anglaises offrirent une
citerne à eau de pluie et une horloge pour le clocher.
A propos d'horloge, il faut savoir que Molène vit toujours
à l'heure solaire et qu'il conviendra d'y penser en
débarquant sur l'île. Quoi qu'il en soit, faire
le tour de l'ile ne demande pas plus d'une heure.
Entre les ilots, les goëmoniers sont aujourd'hui équipés
du fameux scoubidou.
Autrefois, les pigouillers venus du continent débarquaient
sur les îles. Avec cheval et charettes, il traversaient
le chenal sur leurs lourdes barques. Ils collectaient le goêmon
au rythme des marées et pendant 6 mois logeaient dans
des petites maisons de pierre.
Aujourd'hui, un ancien four à chaux témoigne
du passé des pigouillers sur l'ile de Beniguet dont
nous avons rencontré le gardien.
Il est l'heure de rejoindre Molène pour ne pas rater
le départ pour Ouessant.
OUESSANT:(interview du capitaine de l’Enez Eussa, bateau
qui fait ce trajet tout les jours ou de la conservatrice du
musée des phares et balises ou encore d’un rabatteur
de moutons).
Une grande connaissance des récifs et des courants
est nécessaire pour l'approche de Ouessant, surtout
lors des tempêtes.L'ile est signalée aux navigateurs
par 5 phares et une corne de brume.Dès 1695, Vauban
fit construire une tour à feu sur les falaises du Stiff,
hautes de 60 m.Nous accostons au nouveau port, terminé
en 1986, accessible par tout temps où nous attendent
taxi, cars et même loueurs de bicyclettes.(interview)L'ancien
quai accueille encore en été les navires de
la PENN AR BED, mais il sert plutot aujourd'hui au débarquement
des marchandises.Ici encore, tout est acheminé par
bateau, de la boite d'allumettes au frigo, en passant par
les matériaux de construction.Les commerces et hotels
se trouvent au bourg de Lampaul, distant de 4 km.Au centre,
l'église consacrée à st Pol Aurélien,
premier évangélisateur de l'île, date
du 19 em siecle.Son clocher fut achevé grace à
un don de la couronne britannique pour remercier la population
de son aide, apportée lors du naufrage du DRUMMOND
CASTLE.
Bourg de 800 âmes l'hiver, il accueille l'été
un nombre important de visiteurs, qui partent, de ce point
central, à la découverte de l'île.Au bas
du bourg, le port de lampaul, PORZ LAMPAUL sert quelque fois
d'abri aux barques et bateaux de pêche, lorsque le vent
d'EST rend difficile l'accostage au port du stiff.C'est de
ce port également que part le bateaux des phares et
balises, lorsque la mer n'est pas bonne.La baie de Lampaul
propice aux sports nautiques est fermée au nord par
la pointe de PERN et au sud par la pointe de ROCH HIR. On
y trouve aujourd'hui un parc à moules dont la production
est vendue au bourg. Sur cette pointe de Roch Hir on regroupe
les moutons avant la foire annuelle.( interview)L'élévage
du mouton fait partie de la tradition ouessantine même
si les moutons d'aujourd'hui sont beaucoup plus grands que
la race ancienne appelée moutonsde Ouessant .L'ile
est divisée par la dépression centrale et les
troupeaux du nord et du sud se mélangent rarement.
L'élevage du mouton est donc ancien. On l'exploitait
principalement pour sa laine. Il est pratiqué en 2
temps, la vaine pature qui a lieu de la St Michel au 1er mercredi
de février pendant laquelle les animaux se déplacent
comme bon leur semble.Le premier mercredi de février,
les moutons du nord sont parqués,à MEZAREUN,
près de lampaul, où chaque proprietaire, muni
de liens, réunit son cheptel grâce aux marques
pratiquées auparavant. Coté sud de l'ile c'est
à PORS GUEN que les moutons sont reunis.Chargés
à bord de charettes ou des coffres de voiture, ils
sont conduits à leur patures respectives, le plus souvent
entravés par 2. Ils y resteront jusqu'à la ST
MICHEL.Les moutons qui ne sont pas reconnus, seront vendus
aux enchères la semaine suivante.Les marques de chaque
propriétaire , pratiquées à l'oreille
des moutons sont répertoriées en mairie.
La race propre à Ouessant qui s'éteint peu à
peu, est reconnaissable par sa petite taille et la couleur
brune du pelage des moutons. Elle fut transformée au
cours des ans par des races continentales et par les béliers
transportés à bord du MYKONOS, un cargo qui
fit naufrage en 1936, qui prirent pied sur l'ile et s'y reproduisirent.
Mais, à Ouessant, on apprécie toujours le succulent
ragout d'agneau, cuisiné dans la tourbe.Continuant
notre promenade dans le sud de l'ile, nous atteignons la plage
d'Arland et son port, le seul exposé au sud. Cette
crique étant le point faible de l'ile, un chateau y
fut construit au dessus de la grève à l'époque
du moyen age.La croix de St pol sur les falaises domine le
passage de Fromveur et plus loin le phare de KEREON.Au bout
de la pointe de PENN ARLAND, le cromlech témoigne d'une
occupation très ancienne de l'ile. Aujourd'hui, plusieurs
vols quotidiens entre Ouessant et Brest GUIPAVAS permettent,
entre autres, un acheminement du courrier plus efficace qu'autrefois.
A l'autre extrémité Nord Ouest de l'ile, vers
la pointe de PERN, se trouve la maison du NIOU, composante
de l'écomusée d'ouessant intègré
au parc naturel régional d'armorique.Maison traditionnelle
ouessantine, aménagée selon un plan immuable
qui s'est fixé au milieu du 19 em siècle, on
y trouve un mobilier peint de couleurs vives qui organise
l'espace de vie dans l'habitation. Un habitat à la
mesure d'une société de femmes livrées
seules à la construction des maisons et aux travaux
agricoles, tandis que les hommes naviguaient au long cours.L'autre
maison de l'écomusée présente des objets
typiques de la vie ouessantine, évoquant le travail
des champs et de la mer, les cultes et croyances religieuses,
ainsi que les nombreux naufrages qui endeuillèrent
les parages de l'ileLe moulin ouessantin est carré
et pivote sur un tourillon : il servait à moudre l'orge.
Celui de CARAES est le dernier survivant des nombreux moulins
qui existaient autrefois, puisqu'une quarantaine d'entre eux
fonctionnaient encore après la seconde guerre mondiale.Ouessant
est un poste d'étude apprécié des ornithologues
De nombreuses espèces d'oiseaux, lors de leurs migrations,
trouvent refuge sur l'ile avant un nouveau départ.Un
centre d'observation ornithologique s'est ouvert en 1984,
à 300m au sud du phare de créach.Sur la Route
de pern, la chapelle Notre Dame de Bon Voyage, qui fut édifiée
à la fin du 19em siècle sur les vestiges d'une
autre chapelle.L'ensemble du site de PERN est classé,
y compris les rochers.Le phare de MIRIDIC, construit entre
1911 et 1934, abandonné 4 ans plus tard, fut réhabilité
et automatisé en 1959. Aujourd'hui il fonctionne sans
gardien.Ces singuliers pylones supportaient, à l'époque,
le téléphérique reliant le phare à
la terre. Pern est un des endroits les plus spectaculaires
de l'ile lorque la tempête arrive.
Un véritable feu d'artifice d'eau et d'écume
attend ceux qui ne craignent pas les embruns.Il n'est pas
étonnant que dans ces parages se trouve l'un des phare
les plus puissants du monde : le phare de creach, haut de
55 m et identifiable grace à ses bandes noires et blanches.L'ancienne
centrale électrique abrite le musee des phares et balises
qui retrace l'évolution de la signalisation maritime
de l'antiquité à nos jours, présentant
de superbes optiques, lentilles crées par Augustin
Fresnel, appareillage et exposition sur la construction des
phares pour lesquelles il fallu souvent déployer un
travail surhumain (interview ).Un sémaphore à
la pointe de créach surveille la partie nord de l'ile
ou, par forte houle, le spectacle est toujours étonnant.L'ile
KELLER, le plus grande des iles qui parsème la cote
d'ouessant abrite de très nombreux oiseaux tels goelands,
cormorans huppés, macareux, huitrier-pies et petits
pingouins.
Au plus haut de l'ile, la tour radar surveille le trafic du
rail d'ouessant ou de nombreux pétroliers et navires
marchands se croisent en permanence.
L'ancien phare du stiff aux 2 tours accolées, fut construit
par Vauban et allumé pour la prémière
fois en l'année 1700. Il fonctionne d'octobre à
Mars.
Paysanne et maritime, Ouessant, protègée par
sa formidable ceintures de récifs et de courant, possède
en elle la magie et la force des iles, ces mondes proches
et lointains, qui plus que tout lieu, symbolisent " l'ailleurs
" qui est en nous.
SEIN:(interview d’un pêcheur de bars en Raz de
Sein ou du gardien de phare).
Radeau de roches et de sable, éperon de la Pointe du
Raz, ultime avancée du continent en direction de l'Ouest,
posée à plat sur un océan tumultueux,
SEIN couvre une superficie de cinquante six hectares, dont
les axes principaux ne dépassent pas deux kilomètres
d'Est en Ouest et huit cents mètres du Nord au Sud.
Pas un seul arbre, une herbe rase et tout autour, été
comme hiver, cette mer qui se brise éternellement.
Depuis des siècles, hommes et femmes composent ici
avec les éléments les plus indomptables : 35O
habitants aujourd'hui, ...35O à la veille de la Révolution.
Ile, dont les parages ont été, des siècles
durant, un véritable cimetière de navires. Des
milliers de roches qui ont pour nom : Le Dentu, Le Grand Cornu,
La Sournoise, Le Huron et ces roches sous-marines qui dissimulent
leur traîtrise pendant des milles et des milles : Les
Basses froides.
(interview)
Pour la période de 1724 à 1789, les archives
mentionnent 43 naufrages. Au 19eme siècle, c'est près
de cent sinistres!
C'est dans le petit cimetière de l'île que repose
à tout jamais Alain Kaminker qui, au cours de l'hiver
1958, filmait avec les sauveteurs du "Vice Amiral Touchard",
le naufrage de l'Anne & Gaston, un chalutier de Concarneau.
Il fut emporté par une lame, à bord du même
bateau, six semaines plus tard.
Et comment bien sûr, ne pas évoquer l'épopée
qui, de 194O à 1945, identifia l'île à
celle du monde en guerre, puisque la moitié des trois
cents premiers volontaires de la France Libre était
composée des marins de Sein.
L'étrangeté de son paysage surtout par temps
de brume, de grisaille ou de tempête, en a fait depuis
longtemps une île mythique.
Terre de légendes ou terre de gloire, consacrée
par l'attribution de la Croix de la Libération, SEIN
LA MYSTERIEUSE, sera la première île du deuxième
film de 26 mn.
L'ARCHIPEL DES GLENAN:(interview du directeur de l’école
de voile, la plus renommée en France ou du restaurateur
Castric qui vit toute l’année sur cette île).
Pendant longtemps l'archipel des îles de Glénan,
à 7 milles au sud de la pointe du Mousterlin, n'a été
fréquenté que par quelques pêcheurs de
homards et ramasseurs de goémon qui, sur l'île
du Loc'h, ont construit une usine à soude dont la cheminée
n'a jamais été abattue par les tempêtes.
Les militaires ont également marqué leur passage
au 18° siècle en construisant un fort sur l'île
Cigogne, au centre de l'archipel.
La blancheur de ses plages et la verte transparence de ses
eaux, vous transportent sous d'autres latitudes. Organisées
en cercle autour d'une petite mer intérieure que l'on
appelle "la Chambre", huit îles principales,
une dizaine d'îlots et de multiples écueils,
constituent l'ensemble de cet archipel particulier, escale
favorite des plus grands navigateurs.
(interview restaurateur)
Ces îles, désormais paradis de soleil et de vacances,
ont aussi un autre visage : celui que, siècle après
siècle, lui ont donné les hommes qui y sont
passés. Longtemps gouvernées par des moines
invisibles, elles devinrent successivement terre de flibuste
et même colonie anglaise!
Tombeaux primitifs, forteresse des soldats du Roi de France,
épaves de frégates ou de lougres corsaires,
tranchées des brûleurs de soude, viviers des
pêcheurs de homards, et modestes fermes blotties au
creux des dunes, tout est là pour rappeler leur étonnant
passé.
Sites de nidification de plusieurs espèces dont les
sternes, les gravelots et les cormorans huppés, l'archipel
est classé pour certaines de ses îles, réserve
ornithologique. Sur l'île Saint Nicolas, et nulle part
ailleurs dans le Monde, fleurit au Printemps, le fameux "Narcisse
de Glénan". Encore appelé "Narcisse
Réfléchi", il fut découvert en 18O3
par le botaniste finistérien Bonnemaison. Une politique
de protection l'a sauvé de l'extinction.
Havre de paix, éclatant de soleil et de lumière,
elles deviennent parfois, en quelques heures, l'image d'un
enfer où tout n'est que récifs, hurlement de
la tempête et bouillonnement d'écume.
Désormais entièrement vouées aux loisirs
nautiques, les Glénan abritent les bases de la plus
célèbre école de voile du Monde, ainsi
qu'un centre in-ternational de plongée sous-marine.
(interview école de voile)
GROIX:(Interview de l’animatrice de la réserve
des minéraux ou du conservateur du musée de
la pêche aux thons).
A l'image de Belle-Île, GROIX est un plateau de schiste
assez élevé, dénudé et bordé
de falaises escarpées, mais ses dimensions sont toutefois
plus modestes. Large de 2 à 3 kilomètres, elle
est longue de 8 kilometres entre les deux pointes les plus
éloignées, Pen Men à l'Ouest et les Chats
à l'Est. Seul un bras de mer, large de 3 milles, la
sépare de l'entrée de la rade de Lorient.
Faut-il traduire Enez-er-Groac'h, le nom breton de GROIX,
par "île de la Sorcière"ou par "île
de la Croix" ? Revendiqué à la fois par
le Ciel et l'Enfer, ce plateau usé par la mer, semble
bien avoir été négligé par l'un
et l'autre depuis des années!
Du Trou d'Enfer, redoutable échancrure, jusqu'au Port
Saint Nicolas, petit fjord bifide, la côte est à
parcourir à pied. Des plages de sable fin, abritées
et tranquilles, s'allongent à l'Est.
Pendant un siècle, l'île a connu une grande prospérité
avec la pêche au thon qui se pratiquait sur plus de
300 thoniers à voile.( interview dans musée
)Aujourd'hui la pêche au germon a disparu. Seul souvenir
de cette belle époque depuis 1952, un thon grandeur
nature a été piqué sur la girouette du
bourg de Port-Tudy. "Un coq, c'est bon pour les paysans"
affirment les marins.
L'île de GROIX est piquetée de hameaux enfouis
dans les buissons. Le bois est rare et longtemps, on ne s'y
chauffa qu'avec des bouses séchées.
Les minéralogistes du monde entier viennent à
Groix pour son patrimoine exceptionnel: plus d'une soixantaine
d'espèces minérales, dont des grenats sertis
dans les micaschistes.
(Interview sur le site)
A Kerclavézic, se trouve la maison natale de Jean-Pierre
Calloc'h (1888-1917), l'un des plus purs poètes de
langue bretonne, mort sur le front de la Somme. De nos jours,
ses poèmes sont chantés par Alan Stivell.
Comme Ouessant, Groix est surtout peuplée de femmes,
au point que son cercle Celtique était, ces dernières
années, composé uniquement de jeunes filles.
La chanson des "Marins de Groix", l'une des plus
populaires de nos complaintes maritimes, est devenue l'un
des leitmotiv de la "Suite Française " de
DARIUS MILHAUD.
BELLE-ÎLE-EN-MER:(Interview du conservateur du musée
Vauban au Palais).
A 7 milles de la Pointe de Quiberon, BELLE ÎLE, la plus
grande et la plus belle des îles Bretonnes, "Couronne
de fleurs jetée sur la mer", apparaît vue
de la mer, comme un plateau relevé au rivage escarpé.
Les vents dominants d'Ouest, en heurtant les falaises de la
côte Sud, ont façonné des aiguilles de
pierre, et creusé des grottes. Une côte sauvage
d'une grande beauté mais qui n'offre pas le moindre
véritable abri. Les nombreux "porz" qui émaillent
les cartes marines ne sont que d'étroites criques que
le ressac transforme vite en redoutables pièges pour
le navigateur. Les deux seuls ports de l'île? Le Palais
et Sauzon, tournent le dos au large en se dissimulant dans
le creux des deux grandes vallées qui entament le plateau.
Ils furent nombreux les artistes ou les écrivains qui
tombèrent amoureux de cette île; Flaubert, Daudet,
Proust, Gide, Colette, ainsi que les peintres Claude Monet
et Matisse, Courbet, Derain, Vasarely, Grommaire. Russel qui
y passa vingt ans de sa vie, Alexandre Dumas y fit même
mourir son héros Porthos. La grande Sarah Bernhardt
s'était, pour sa part, installée en 1894 dans
un fort à la pointe des Poulains, Arletty préférait
Donnant...
(Interview conservateur musée Vauban)
Séduit par sa sauvage beauté pleine de contrastes,
le fastueux Fouquet en avait fait l'acquisition en 1658. Revenue
à la couronne en 1719, elle est occupée de 1761
à 1763 par les Anglais, récupérée
par le Traité de Paris en échange du Canada
et ses terres mises à la disposition des colons d'Acadie
rapatriés!
L'île a aussi sa place dans le mouvement révolutionnaire
international: Karl Marx, Armand Barbés, Louis Blanqui
et Ahmad Messali Hadj furent emprisonnés dans la citadelle.
Elle vit aussi passer la fille et les complices de La Voisin,
l'empoisonneuse; les amis de Cadoudal y furent fusillés
en 1801.
Belle-île offre une vraie palette de paysages: ports
naturels et rias profondes, criques encaissées baignées
d'eaux turquoise, vastes plages de sable fin et doré,
falaises déchiquetées et percées de grottes
marines... Elle comprend, en fait, quatre communes : Le Palais,
Bangor, Locmaria et Sauzon.
Le Palais, la "capitale", est dominée par
une citadelle (Interview conservateur musée Vauban))
élevée sous Henri II, agrandie par les De Gondi,
et renforcée par Fouquet et par Vauban. Elle assurait
sa défense par une double ligne de résistance
: les remparts du corps de place, et séparée
par un fossé étroit et profond, l'enveloppe
qui entoure ce corps sur les côtés Nord, Ouest
et Sud. On y trouve aujourd'hui un musée historique
dont les collections sont d'un grand intérêt
pour la connaissance de l'histoire de la citadelle et de Belle-île.
A l'intérieur, on découvrira les petits villages
aux maisons basses et blanches, des vallons boisés
fleurant bon la menthe, Sauzon, admirable petit port tout
en pastels, Bangor et son haut phare de Goulphar qui domine
toute la côte sauvage, enfin Locmaria dont le bourg
se serre autour d'une petite église chargée
de légendes.
De la pointe de Taillefer, on découvre un panorama
sur la côte du Morbihan. La pointe du Vieux château
est une réserve ornithologique de mouettes, cormorans
et goélands. La grotte de l'Apothicairerie au Sud Ouest
de Sauzon était jadis habitée par les cormorans,
dont les nids, alignés dans les anfractuosités
le long des parois, évoquaient les bocaux d'une boutique
d'apothicaire. Les aiguilles de Port-Coton sont autant de
pyramides rocheuses effilées par le travail de la mer.
Parmi les monuments mégalithiques de l'île, on
peut voir un cromlec'h, des galeries souterraines et deux
menhirs que la légende a surnommé Jean et Jeanne
de Runello.
Avec ses panoramas grandioses et toutes ses possibilités
de promenades, BELLE-ILE demeure un paradis où l'évasion
est encore possible.
HOUAT:(interview d’un pêcheur caseyeur ou du conservateur
de l’écloserie à homards devenue aujourd’hui
musée).
Longue de 5 kilomètres, large de moins de 1.500 mètres,
HOUAT est le vestige du rivage qui reliait autrefois Quiberon
au Croisic.
Peuplé de marins qui pêchent le homard sur les
hauts-fonds rocheux, le village est regroupé à
l'aplomb du port de Saint-Gildas, qui abrite, derrière
ses môles de granit, une quarantaine de bateaux de pêche.
Ici bat le coeur de l'île.
Sur les terre-pleins, s'entassent les casiers en murailles
bleues et noires. et depuis 1972, on a surtout investi beaucoup
d'espoirs dans l'élevage du homard et construit une
écloserie.
(interview)
L'île a longtemps vécu dans un farouche isolement
sous l'autorité de ses recteurs, qui cumulaient très
officiellement toutes les responsabilités.
L'église, comme le port, est dédiée à
Saint-Gildas qui vécut sur Houat au 6° siècle.
Sur l'île, les maisons sont basses, trapues et parfois
blanchies à la chaux. On pourra y voir en outre les
ruines d'un fort ainsi que les restes des installations de
l'ancien port d'Er Beg détruit, en Janvier 1951, par
une violente tempête et dont seule la jetée est
restée intacte.
Partout ailleurs, règne la nature. Longée par
un sentier pédestre, très découpée,
la côte est d'une beauté à vous couper
le souffle. De petits chemins de sable sillonnent la lande
que parfument, au printemps, ajoncs et jacinthes. La pointe
Nord-Est, basse et sableuse, accueille la très belle
plage de Treac'h ar Gouret. La côte sud, par contre,
présente un aspect assez escarpé, semblable
à de petites falaises entrecoupées de courtes
plages.
A l'inverse d'autres îles, Houat n'a guère misé
sur le tourisme. Ce qui a permis à l'île de préserver
une grande partie de son authenticité.
A un bon mille dans le sud de Houat, émerge un groupe
d'îlots dont le plus important est l'Ile aux Chevaux.
Autrefois, ses pâturages étaient utilisés
pour les "petits chevaux de HOUAT". Aujourd'hui
l'île est déserte.
HOEDIC:(Interview du curé qui se partage l’île
de Houat et hoedic ou de l’infirmière qui visite
ses “clients” à cheval).
Hoëdic, le caneton en breton, est une île basse
sur la mer, sans arbres, do-minée par son clocher,
et un sémaphore. Un ancien fort construit vers 1812
pour la défense des côtes ne reçut jamais
la moindre garnison, le monde évoluant plus vite que
sa construction. La dernière pierre posée, on
se rendit compte de son inutilité.
Moins de 15O habitants, une dizaine d'élèves
dans la minuscule école dont la cour de récréation
n'a d'autres limites que la mer, l'île de Hoëdic
n'est séparée de sa soeur jumelle que par un
passage large de 2,5 milles, le " passage des soeurs",
où affleurent de nombreuses têtes de roches.
Les fonds, d'ailleurs, n'y dépassent guère 4
à 5 mètres, et par vent contre-courant, la mer
peut y être dure. Elle s'aborde aisément par
le nord où se situe le port d'Argol.
Un petit chemin mène au village où les maisons
se serrent autour de la rue principale. Toute l'île
est couverte de landes à l'herbe rase avec, dans un
creux au sud, près du Port de la Croix, un petit étang
d'eau saumâtre. La côte ouest est bordée
par le plateau des Grands cardinaux, un vaste et dangereux
semis de roches où la mer brise fréquemment.
L'absence de creux et de plage limite grandement les possibilités
de mouillage, même par grand beau temps, sur toute la
côte Sud et Est de Hoëdic.
Ici tout le monde se connaît et la vie communautaire
est unie et chaleureuse, l'accueil spontané.(interview)
Le vieux fort est une escale, un lieu de rencontre et d'amitié,
animé par les bénévoles d'une association
qui permet de découvrir les réalisations du
Conservatoire du Littoral, l'histoire d'Hoëdic et le
monde marin qui l'entoure.
En 193O la découverte d'un cimetière Mésolithique
remontant à 5500 ans avant notre ère, permit
d'exhumer treize squelettes dont les os étaient enduits
d'une substance ocre, ainsi que des ramures de cerfs, qui
d'après certains chercheurs étaient des garanties
de résurrection.
Pour arpenter Hoëdic dans toutes ses dimensions, trois
heures suffisent, mais on a inévitablement l'envie
de s'y attarder et d'y revenir.
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