DVD vidéo film et image le festival de Cornouaille
à Quimper. tourisme en Bretagne.
Film, Documentaire et vidéo sur Quimper
A l’origine « Fêtes des Reines » devenu
« Fêtes de Cornouaille » puis « Festival
de Cornouaille », son histoire se confond à l’histoire
de la culture bretonne dont elle est devenue, au fil des ans,
un rendez-vous incontournable.Au travers d’images d’archives,
de témoignages d’ »anciens », d’artistes,
de sonneurs, de danseurs et des travailleurs de l’ombre
qui s’attachent à lui donner toujours plus d’éclat,
découvrez le Festival de Cornouaille qui a fait vibrer,
déjà, quatre générations.
commentaire du film " Festival de Cornouaille à
Quimper ":
2003 – 1923 : 80 ans ! Quelle histoire ! Quel parcours
! Histoire qui se fond avec l'histoire de la Culture Bretonne!
L'histoire des Fêtes des Reines devenues Fêtes
de Cornouaille puis Festival de Cornouaille, qui concernent
près de quatre générations maintenant
et qui est marquée par son ancrage à une région,
à une ville et plus que tout à une culture dont
elle est devenu, au fil des décennies, un rendez-vous
incontournable...
Il est rare que des manifestations de ce style atteignent
un âge aussi avançé et survivent aux caprices
des hommes et du temps. Contre vents et marées, le
Festival de Cornouaille a survécu et vient aujourd'hui
vous présenter quelques images et quelques témoins
d’hier et d’aujourd’hui.
C’est donc le 30 septembre 1923 qu’a lieu pour
la toute première fois, à Quimper, la «
fête des reines de Cornouaille», à l ‘initiative
de Monsieur Louis Le Bourhis…
Jusqu’en 1938, la fête des Reines eu lieu chaque
été le 4ème dimanche de juillet ; Le
deuxième conflit mondial y met un terme…
Si la Guerre de Quatorze avait mis les bretons en contact
avec des gens d'horizons différents, l'évolution
de leurs us et coutumes ne s'était faite que lentement.
A la libération en 1945, des changements très
rapides se produisent. Tout ce qui fait la singularité
des différents terroirs bretons subit un déclin
accéléré, le crépuscule de cette
culture est facile à prévoir… Etonnamment,
en réaction contre ce déclin, des dizaines de
cercles celtiques se créent, des "cliques"
de binious et de bombardes se forment...
Les Fêtes de Cornouaille jouent un rôle important
dans cette renaissance culturelle. En 1947, Louis Le Bourhis
prend l'initiative avec François Bégot de faire
revivre les fêtes bretonnes de Quimper sous le nom de
Fêtes de Cornouaille!
En 1948, le 4ème dimanche de juillet, c’est le
réveil de la Belle au bois dormant, le réveil
de la culture bretonne…
Les années cinquante défilent et les Fêtes
de Cornouaille remportent un succès grandissant ! La
semaine s’allonge et le programme des festivités
s’élargie : 1951 : 1000 participants dont pipe-band
écossais et danseurs irlandais …1952 : 2000 participants,
100000 spectateurs, des groupes de toutes les régions
de France….. 1956 : Les Fêtes sont télévisées….
1960 : 4000 participants au Défilé…
"D'une fête folklorique à un des premiers
festival européen de culture populaire, déjà
60 ans ont passé…
Le développement va se poursuivre et préciser
le concept des rencontres, qui lui permet d'allier tradition
et création, d' harmoniser hier, aujourd'hui et demain.
En 1982, les Fêtes de Cornouaille deviennent le Festival
de Cornouaille!
Les créations musicales du festival symbolisent son
paradoxe : se tourner résolument vers l’avenir
tout en conservant la culture et la tradition. La mixité
des cultures offrira des rencontres intéressantes qui
jalonneront ces vingt dernières années.
Aux prémices du XXIème, le Festival de Cornouaille
est toujours là, résolument tourné vers
l'avenir, vers son avenir et celui de la culture bretonne!
Avec près de 300 000 visiteurs chaque année,
le Festival de Cornouaille est et reste le Festival d'une
culture bretonne bien dans ses baskets toujours fidèle
à sa devise, donné par Per Jakez Helias, sans
hier, sans demain, aujourd'hui ne vaut rien! 80 ans de beauté,
de frissons, de plaisirs partagés! 4 générations
déjà et toujours la même émotion....
émotion qui durera longtemps tant que les bretons porteront
fièrement les couleurs de ce qu'ils sont, des hommes
et des femmes bien dans leur culture.
Note d’intention
En 1947, un homme, Louis Le Bourhis, qui eut le courage en
1923 de se dresser contre les détracteurs de la Bretagne,
prit l'initiative, après la tourmente qui, de 1939
à 1945, ébranla le monde sur ses bases, de faire
revivre les fêtes bretonnes de Quimper. Grâce
à son expérience et à sa sagesse, il
s'entoura d'hommes qu'il considéra comme capables de
continuer la tâche qu'il s'était fixée:
sortir la Bretagne de son sommeil, mettre en valeur sa civilisation
séculaire, une des plus originales du monde occidental.
Le Comité du Festival de Cornouaille était né.
Ses débuts, certes, furent modestes, parfois pénibles.
Mais la foi ne renverse-t-elle pas des montagnes ? En 1948,
le Comité présenta son programme pour la première
fois. Pas un sou au départ. Un seul jour de fête:
le 4ème dimanche de juillet.
A peine 200 participants dont six sonneurs de biniou et bombarde.
Ce fut un succès et les premiers étonnés
furent les Quimpérois. Le maire de l'époque
comprit tout de suite l'intérêt que représentait
pour la ville le Festival de Cornouaille.
Puis ce fut dans toute la Bretagne comme le réveil
de la Belle au Bois Dormant. Aux quatre coins de notre province,
des groupes folkloriques se créaient, même là
où toutes les traditions avaient disparu, danses, chants,
musique, costumes. C'est ainsi qu'en quelques années,
le Comité pouvait présenter la parade des costumes
bretons, les 66 guises de Bretagne, aux yeux émerveillés
des Bretons d'abord, du monde touristique français
et international ensuite.
Un premier objectif était atteint: la remise en valeur
de la richesse incomparable de notre civilisation populaire.
Depuis, toutes les provinces ont défilé au Festival
de Cornouaille. Tous les pays d'Europe et du monde entier
ont délégué leurs meilleurs groupes folkloriques.
Tous, sans exception, ont été frappés
par la richesse et la splendeur du folklore breton.
Des échanges culturels s'établirent alors sur
une grande échelle.
Ainsi donc, en quelques années, le Festival de Cornouaille
avait fait connaître aux quatre coins du monde le nom
de la Bretagne et de Quimper.
Dans le cadre de ces fêtes, ont également été
présentes des spectacles dramatiques, des expositions
dans les musées et autres lieux de Quimper, des spectacles
audio-visuels, des conférences sur la Bretagne, des
présentions sur l'évolution des costumes bretons,
en un mot, faire connaître et promouvoir cette culture
pour l'avenir.
C’est l’ensemble de cet historique que nous souhaitons
présenter au téléspectateur au travers
d’interviews ou témoignages « d’anciens
», de danseurs, de sonneurs, de chanteurs et bien évidemment,
des travailleurs de l’ombre qui nous permettent encore
aujourd’hui, à l’aube de ses 80 ans, d’admirer
le Festival de Cornouaille.
André ESPERN
Synopsis
« Sans hier et demain, aujourd’hui ne vaut rien
»( Pierre Jakes Hélias )
Avec l’aide de nombreux intervenants, d’images
d’archives et d’aujourd’hui, nous voulons
présenter les différentes phases de cette grande
fête qu’est devenu aujourd’hui, à
l’aube de ses 80 ans, le Festival de Cornouaille.
Ainsi, depuis sa création en 1923, trois grandes périodes
se sont succédées :
La Fête des Reines de 1923 à 1938
L’interview de Pierre Jakes Hélias, effectué
en 1992 dans la maison du Pays Bigouden nous permettra d’évoluer
dans la renaissance des traditions patrimoniales, les images
et photos d’archives complétant son témoignage.
Les Fêtes de Cornouaille de 1948 à 1981
.
Avec ses souvenirs et émotions, il nous parlera des
moments les plus forts et également de ce travail en
équipe effectué pour la préparation de
chaque édition.
Le Festival de Cornouaille de 1982 à 2003
« Le Festival de Cornouaille a 80 années d’existence,
embellis de ses reines, riches en innovations, évolutions,
créations, ou des bénévoles se sont succédés
pour pérenniser la Culture Bretonne au travers des
Arts et Traditions populaires, non pas dans un esprit passéiste
mais en offrant à des créateurs la possibilité
de s’exprimer, en leur permettant d’être
les acteurs de leur temps tout en faisant évoluer notre
culture »
Reines de Cornouaille, témoignages d’heureuses
élues :
« En 1922, à l’inauguration de son cinéma,
l’Odet Palace, Louis Le Bourhis convie la reine des
Filets Bleu, la Reine des Ajoncs d’or et la Reine de
Pont l’Abbé.
Devant l’engouement des spectateurs, il crée,
l’année suivante les Grandes Fêtes des
reines de Cornouaille, avec l’appui des commerçants
de la ville de Quimper. Le public est au rendez-vous Pour
élire la Reine des Reines, le comité d’organisation
avait opté pour un style un peu particulier. C’était
en effet aux Reines participant au concours, et à elles
seules, que revenait la charge de désigner celle qui,
parmi elles, cumulait les qualités nécessaires
pour devenir Reine : beauté, élégance,
maintien. Ce système est abandonné aujourd’hui
au profit d’un jury composé du président
du comité et de responsable des fédérations
Ken dalch et War’leur. »
De nombreux stages sont organisés durant le Festival
de Cornouaille :
Raymond Le Lann et Alan Pierre nous feront découvrir
les techniques de danses proposées aux enfants mais
également aux adultes de passage qui veulent découvrir
la culture bretonne.
Guy Riou nous parlera de l’université d’été
ainsi que de la langue bretonne et Marie Christine Rihoal
des ateliers pour enfants se déroulant durant tout
le festival.
Du défilé des guises en triomphe des sonneurs
Aujourd’hui, 2000 personnes en costumes, près
de 1000 sonneurs font vibrer toute la Bretagne au rythme de
la musique et de la danse dans les rues de Quimper.
L’occasion pour nous en compagnie de Mike Nédélec,
comme pour des milliers de spectateurs, de découvrir
la richesse des costumes, des coiffes des danses et de la
musique de Bretagne.
Avec quelques micro-trottoirs, dans le cadre exceptionnel
de la ville de Quimper, ses habitants ou des gens de passage
nous feront également part de leurs impressions
En fin de journée, après la danse des Mille,
tous les acteurs se retrouvent pour le triomphe des sonneurs,
dernier défilé qui clôture le Festival
de Cornouaille.
Souvenirs et anecdotes avec les penns sonneurs du bagad du
Moulin Vert, Stéphane Riou et du Bagad Quimper, Jean
Louis Hénaff.
Un Bagad et sa relation avec Le Festival de Cornouaille
« C’est lors du congrès celtique au théâtre
de Rennes le 23 mai 1943 que prend naissance la BAS , Bodadeg
Ar Sonerien, l’assemblée des sonneurs, sous l’impulsion
notamment de Dorig Le Voyer, Polig Monjaret et de jeff Le
Penven. En 1948 est crée à Carhaix le premier
bagad, celui des cheminots, à l’époque
on disait encore une clique. Dès l’année
suivante à Quimper, lors de la Fête des Reines,
La BAS organise les premiers concours de sonneurs. Les ensembles
autorisés à concourir dans le parc du vieux
séminaire, devaient être composés d’un
effectif minimum de six binious, 4 bombardes et 2 caisses
claires. »
De nombreux Fest Noz et Fest Deiz ponctuent Le Festival de
Cornouaille :
Mais il faut remonter le temps pour comprendre avec Loeiz
Roparz, le Kan an Diskan, le renouveau du chant breton, du
chant à danser.
.
HISTORIQUE
L'art de la fête
De la pérennité et du succès
L’histoire des fêtes de Cornouaille, qui couvre
déjà près de trois générations,
est marquée par deux dates significatives. Celle de
leur naissance en 1923 sur l'initiation de louis Le Bourhis
et celle de leur renaissance en 1948 sous l’impulsion
de François Begot.
Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour noter qu'elles
ont été suscitées et ressuscitées
dans les années qui suivirent les deux grandes guerres
de notre siècle.
La première avait déstabilisé la société
paysanne, particulièrement celle des bretonnants, en
ouvrant sur le monde des perspectives nouvelles et entraînant
du même coup une dégradation d'un art de vivre
qui avait connu son apogée à la fin du XIxe
siècle. Il s'avérait donc nécessaire
de témoigner de cet art avant un crépuscule
qu'il était aisé de prévoir.
Et comment en témoigner sinon en faisant voir et entendre,
tant qu'elles duraient encore, des sociétés
communautaires qui exprimaient leur civilisation et leur créativité
en dehors de l'écriture !
De là l'importance accordée dans un premier
temps, aux chants, aux instruments traditionnels, c'est-à-dire
aux formes de culture qui étaient les plus évidentes,
non seulement pour le premier venu des spectateurs mais pour
le pratiquant lui-même.
Car le pratiquant, sollicité par de nouvelles ouvertures
et souffrant d'un complexe d'humilité, n'avait que
trop tendance à entrer dans une résignation
propice à tous les reniements. Qu'on se rappelle enfin
que, dans toute société humaine, les fêtes
sont toujours établies pour l'exaltation de ses caractères
les plus distinctifs, ceux-ci étant en étroit
rapport avec les traits fondamentaux, innés ou acquis,
de sa mentalité.
Pour aller de l'avant
Le deuxième conflit mondial ne fit que précipiter
les choses et modifier considérablement l'esprit des
fêtes. Si la guerre de 1914 avait mis les Bretons en
contact avec des les gens qui pratiquaient d'autres mœurs,
I'évolution de leurs us et coutumes ne s'était
faite que lentement. Mais les années qui suivirent
la Libération connurent des changements très
rapides.
Tout ce qui faisait la singularité extérieure
de nos terroirs subit un déclin accéléré.
En réaction contre ce déclin, on vit se créer
des dizaines de Cercles Celtiques, des "bagadou"
de binious et de bombardes, on remit en honneur les vieux
chants, on reprit la formule des "festoù-noz"
qui entrèrent dans un nouvel avatar. Les fêtes
de Cornouaille jouèrent un rôle important dans
cette renaissance dont elles marquèrent chaque année
les progrès. Elles entrèrent plus avant dans
la démonstration active. Elles firent place à
tous les arts populaires sans en oublier aucun. Elles exigèrent
des participants à leurs assises annuelles une connaissance
de plus en plus large et profonde de la civilisation populaire.
Ainsi, au cours de leurs manifestations successives, ont-elles
dépassé la simple couleur locale pour devenir
un festival d'une semaine où ne manquait aucun élément
culturel de notre passé ni aucune initiative susceptible
de nous ménager un avenir
dans le droit fil de notre tempérament. notre tempérament.
Et aujourd'hui, dira-t-on, quel peut être l'impact de
ce festival sur un public considérablement rajeuni
? C'est bien simple. Tous les espoirs sont permis car l'intérêt
de ce public nouveau, loin de faiblir, revêt une autre
qualité. En effet, plus 1'uniformisation nous menace
dans le quotidien de notre vie comme dans nos modes de pensées,
et plus nous apparaît insolite donc attachant et exemplaire,
un art de vivre plus jaloux de préserver ses différences
que de suivre à l’aveuglette le train du monde.
Retour à la culture populaire
Les manifestations folkloriques sont suivies par le public
le plus large qui soit puisqu'elles réunissent des
gens de tous les âges et de toutes les conditions. I1
n'y a pas lieu de s'en étonner ni d'évoquer
l'exacte définition du folklore qui a inspiré
le festival de Cornouaille depuis sa fondation: le folklore
c'est tout ce qui forme une civilisation donnée, historiquement
et socialement rassemblée sur un territoire défini
et se manifestant sous des aspects spirituels et matériels.
Les aspects spirituels sont une psychologie collective exprimée
par la langue, le dialecte ou le patois: la littérature
orale et écrite, la musique et ses instruments, les
danses et les chants, les modes vestimentaires, les jeux et
les exercices physiques, les fêtes traditionnelles,
les croyances et coutumes, les droits et usages juridiques,
les traditions sociales.
Les aspects matériels sont les techniques de construction
d'habitations et de navires, de fabrication d'outils et d'instruments,
de métiers artisanaux, de culture et d'élevage,
de navigation et de pêche, de nutrition et de médecine
populaire. Tous faits qui, bien qu'en continuelle mouvance,
ne cessent d'être marqués par la conscience collective
traditionnelle propre à cette population.
Si étendu et si divers est le domaine en question,
surtout quand nous invitons à se joindre à nous
pour ces fêtes des formations du monde entier, que nous
ne risquons pas de nous trouver à court. Il y a beau
temps que le grief de passéisme n'est plus de mise.
Ne voit-on pas nos contemporains de plus en plus nombreux
se prendre d'engouement pour les arts populaires des générations
précédentes, pour les sports, les artisanats,
les vieux gréements, les cartes postales ? Des antiquités
qui n'ont pas d'âge en face du futur !
Il est entendu que le festival doit donner de notre culture
populaire l'image la plus juste possible et se garder d'en
altérer les caractères essentiels.
Mais nous serions de faux monnayeurs si nous ne tenions pas
compte des changements qui sont intervenus depuis que la vie
traditionnelle a pris fin. Il n’est pas interdit de
tenter une représentation de ce qu'elle serait devenue
si elle avait continué à évoluer selon
les règles qui étalent les siennes: ce patrimoine
vu avec les yeux d'aujourd’hui et non pas ceux d'hier.
N'est ce pas ce qui est fait dans d'autres domaines ? Le théâtre
ne fait-il pas des mises en scène modernes des chef-d’œuvres
classiques ? Et enfin, s'agissant de spectacles, pourquoi
ne pourrions nous pas tirer parti des nouveaux moyens d'expression
et de représentation dont nos ancêtres n'ont
jamais fait fi quand ils étaient à leur portée
! Les savants trouveront ailleurs leur juste part. Ici, l'esprit
doit l'emporter sur lettre quand il le faut. La différence
est souvent minime et nous cherchons de notre mieux à
les faire aller ensemble.
Renouer avec la création
En delà de l'impact économique qu'on ne peut
véritablement inscrire comme la priorité des
préoccupations, les organisateurs entendent surtout
oeuvrer avec les moyens qui leur sont propres, aux côtés
des artistes, des créateurs de toutes natures, des
associations culturelles, en relation aussi avec des partenaire
du monde de l’artisanat et de l’industrie, pour
la défense et l’illustration du patrimoine régional
dans son ensemble.
Ainsi, chaque année, le Festival ouvre son cadre aux
meilleurs artistes de Bretagne et d’Europe en leur offrant
une vaste scène, leur autorisant la plus large audience
propre à favoriser leur rayonnement.
De la même façon, le Festival s’impose
comme un point privilégié de rencontre pour
les artistes qui travaillent, à longueur des hivers
et des années, chacun en son lieu de Bretagne ou de
plus loin, comme en de véritables conservatoires de
la tradition populaire, de la musique, du chant, de la danse.
Terre et temps de retrouvaille, le Festival est lieu de ralliement
pour confronter ses différences, ressaisir la profonde
unité et chercher une personnalité.
Mais le rôle le plus noble du Festival et paradoxalement
le plus méconnu est assurément celui d’initiateur
de créations.
A combien de créateurs le Festival a-t-il déjà
fait appel depuis sa naissance ?
Combien de créations a-t-il suscitées dans le
domaine du théâtre en breton et des grands concerts,
musique, chant, danse, en les finançant ? La liste
exhaustive serait bien longue à établir !
Dans le cadre exceptionnel de la ville de Quimper le Festival
de Cornouaille perpétue l’art et la tradition
populaire, suscite la création et devient un lieu de
rencontre.
Cultivant ses originalités et celles de la région
qu’il entend valoriser, il a conscience de
préserver un futur possible, un avenir aux générations
de demain, dans un monde
où tout serait guetté par l’ennui mortel
de l'uniformité. A vous de juger !
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