Morlaix
Morlaix se situe au nord du département du Finistère, au confluent de deux rivières, le Jarlot et le Queffleut (autre orthographe : Queffleuth), qui forment le Dossen ou rivière de Morlaix. L'estuaire de la rivière de Morlaix, séparant le Léon (à l'ouest) et le Trégor (à l'est), s'étend sur 15 kilomètres entre l'écluse et l'embouchure à Carantec.
la Manufacture des tabacs de Morlaix, site industriel classé monument historique, accueille désormais du logement, de l'enseignement (IUT de Morlaix), de l'économie (hôtel d'entreprises), des services publics (Morlaix Communauté), des ateliers d'artistes.
En 1520, suite à l'echec de la rencontre du Camp du Drap d'Or, les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre se dégradent et débouchent sur un rapprochement de cette dernière avec l'Espagne de Charles Quint. Ainsi, en 1522, une flotte anglaise attaque Cherbourg puis se dirige vers Morlaix où elle arrive début juillet. Le jour de l'attaque est choisi en fonction de la foire de Guingamp. Ainsi, tous les notables et surtout les soldats sont absents laissant la ville sans défense. Une flotte de 60 navires s'approche de la côte et débarque plusieurs centaines d'hommes déguisés en marchands pour ne pas éveiller la curiosité. La nuit venue, ils se dirigent vers la ville où ils ne rencontrent aucune résistance. Dans le même temps, les navires remontent la rivière afin de débarquer directement des hommes dans la ville. Toutefois, ils sont bloqués par des arbres abattus dans le lit de la rivière. Ayant investi la ville, les Anglais se livrent au pillage, incendient les maisons et massacrent les habitants qui n'ont pu fuir. Le lendemain, prévenus par les habitants en fuite, les soldats du seigneur de Laval arrivent sur les lieux afin d'en chasser l'ennemi. Ce dernier, ayant découvert des victuailles et de nombreux fûts de vins avait fêté la victoire toute la nuit et dormait, la plupart des soldats enivrés. Les Français massacrent tous les Anglais qu'ils trouvent, ces derniers offrant peu de résistance du fait des libations de la nuit précédente. Suite à cet évènement, il est décidé la construction du château du Taureau en baie de Morlaix[2].
Monuments et lieux touristiques à Morlaix
Ancien couvent des Jacobins (abrite le Musée des Beaux-Arts). Viaduc de granite du XIXe siècle (1861) pour la ligne de chemin de fer Paris-Brest. Théâtre à l'italienne (1888), classé Monument historique en 1998, entièrement restauré, ce magnifique théâtre de 400 places, est désormais ouvert toute l'année avec une programmation qui fait la part belle au… théâtre ! Le Théâtre du Pays de Morlaix propose une programmation régulière de pièces classiques ou contemporaines mais accueille également de nombreuses compagnies dramatiques en résidence de création. Église Saint-Melaine, de style gothique flamboyant (XVe siècle) Ancienne Manufacture des tabacs (en cours de reconversion). Nombreuses maisons médiévales à pans de bois dites maisons à lanterne ou à pondalez (pont-galerie en breton), s'organisent autour d'un hall qui s'élève sur trois à quatre niveaux. Celle du 9 Grande Rue accueille les œuvres et objets de la collection du Musée de Morlaix ayant trait à l’architecture et à l’histoire de la ville – et celle dite de la duchesse Anne (XVIe siècle). Intérieurs avec cheminées monumentales et escalier à vis. Escaliers publics anciens. Dans la baie de Morlaix, le château du Taureau, érigé au XVIe siècle pour défendre la baie (suite à l'attaque de la flotte anglaise en 1522), a été remanié par Vauban à partir de 1689, mais il meurt en 1707 avant son achèvement. Le vaisseau de pierre prend alors ses dimensions actuelles : 60 mètres de long, 12 mètres de large et 12 mètres de haut pour une surface bâtie de 1 450 m2. Outre onze casemates pouvant recevoir chacune un canon, le fort abrite des logements, deux cachots, une cantine, une cuisine et une chapelle. Le dernier prisonnier fut Louis Auguste Blanqui, en 1871. Au XXe siècle, il est la résidence secondaire de la famille de Vilmorin, puis abrite, de 1960 à 1980, une école de voile ayant compté jusqu'à 250 stagiaires, dont 150 logés au château. Ce fort à la mer, propriété nationale gérée par la CCI, peut être désormais visité. Ancienne Brasserie Coreff, aujourd'hui basée à Carhaix. Chemin de l'Hospice (vestiges des remparts aux mâchicoulis apparents) Fontaine aux anglais (quai de Tréguier) commémore attaque de la flotte anglaise de 1522 Place des Jacobins (vente du poisson au début du Xxème siècle) Place Allende Rue des lavoirs (lavandières au début du Xxème siècle) Baie de M orlaix et rivière de Morlaix
Evènements à Morlaix
Le festival Panoramas a lieu tous les ans en avril. Principalement concentré sur les musiques actuelles (électro, hip-hop), il regroupe plusieurs tendances[8]. Le Festival des Arts dans la Rue (FAR), reconnu nationalement (20 000 personnes d'affluence en moyenne) a lieu durant une semaine au début d'août[9]. Course St-Pol-de-Léon / Morlaix
Personnages célèbres de Morlaix
Edouard et Tristan Corbière Paul Sérusier
Saint-Pol-de-Léon
La commune tire son nom actuel de l'un des saints fondateurs légendaires de la Bretagne : Saint Pol Aurélien. Elle fut longtemps le siège d'un évêché aujourd'hui rattaché à celui de Quimper. De l’Évêché supprimé à la Révolution, elle a conservé une architecture unique : une église cathédrale du 13ème siècle avec des éléments plus anciens encore, le sanctuaire Notre-Dame du Kreisker qui avec ses presque 80 m de hauteur surpasse tous les autres clochers de la région. Première région maraîchère de France et l’une des plus importantes d’Europe, la région de St-Pol-de-Léon exporte chaque année des dizaines de milliers de tonnes de légumes dans toute l’Europe.
Cathédrale Saint-Paul-Aurélien, XIIIe ‑ XVIe siècle, romano-gothique, orgue Robert Dallam (XVIIe siècle). Chapelle du Kreisker, XIVe ‑ XVe siècle, flèche de 77 mètres (la plus haute de Bretagne). Chapelle Saint-Pierre, nef du XVe siècle, ancienne église triviale. Château et parc de Kernevez, 1849. Le site a été classé en 1973. Le Parc de 37 ha, crée par les Frères Bühler et inscrit à l'ISMH offre une vue magnifique sur la baie de Morlaix. Mégalithe de Boutouiller. Maison prébendale de la Grand Rue (XVIIIe), appelée Maison Hellard par l'abbé Kerné en 1891. Son échauguette d'angle est remarquable. Les maisons voisines sont du XVIIe siècle[5]. Sculpture remarquable de René Quillivic au cimetière , représentant un soldat couché soutenu par quatre bretonnes. SICA de St-Pol-de-Léon, premier groupement français de producteurs de légumes, premier groupement horticole français La ceinture dorée (région) Le belvédère du parc municipal du « Champ de la Rive » (panorama sur le littoral) La baie, le port, la côte
Roscoff
En 1619, la chapelle Sainte-Barbe est érigée. À partir de la Révolution, la ville se transforme. En 1789, Roscoff se sépare de Saint-Pol-de-Léon, et devient une municipalité autonome. En 1828, débute l'histoire des Johnnies, des roscovites partis vendre leurs oignons rosés en Angleterre. Ils ont été surnommés ainsi car, à cette époque, ils emmenaient avec eux leurs enfants, âgés d'une dizaine d'années et petits par la taille. Les Anglais les ont ainsi appelés les « petits jean » (Yann en Breton, prénom très usuel), qui se dit « Johnnies » en anglais.À partir des années 1870, la ville se construit et s'améliore. En 1872, est créé le laboratoire de la station biologique, suivi en 1899, par la création de l'institut marin du Docteur Bagot, l'institut RockRoum, premier établissement de thalassothérapie en Europe.De 1938 à 1952, est créé l'aquarium, abritant de nombreux spécimens aquatiques.En 1972, a lieu la première liaison car-ferry avec l'Angleterre, au port du Bloscon.
Centre historique de la commune Chapelle Sainte-Barbe L'Eglise N.D. De Croas-Batz, du XVIème siècle, de style gothique flamboyant La maison des Johnnies et de l'oignon de Roscoff Le laboratoire de la station biologique l'institut marin Rockroum, premier centre de thalassothérapie en France le ferry à Roscoff l'aquarium Le littoral communal et ses alentours
Ile de Batz
L'île de Batz fait partie des Îles du Ponant. Elle se situe à 2 milles au large de Roscoff, sur la côte nord du Finistère. Elle s'étend sur 3,5 km de long et 1,5 km de large. Le tour de l'île représente 10 km. Le climat doux et océanique, bénéficiant du Gulf Stream, permet une culture maraîchère diversifiée et de qualité.
D'après la légende, Pol Aurélien, moine évangélisateur gallois, débarqua sur l'île en 525 et terrassa le dragon qui terrorisait les habitants au « trou du serpent » (toull ar sarpant en breton), lui ordonnant de se jeter dans les flots. Il fit bâtir un monastère sur l'île vers l'an 530.
Au IXe siècle, les Vikings firent de Batz une des bases avancées pour leurs expéditions sur le continent. Plus tard, du XIVe au début du XVIIIe siècle, les Anglais ravagèrent l'île à plusieurs reprises. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les hommes étaient tous marins et les femmes travaillaient la terre ; ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que l'île changea radicalement de visage, avec la décroissance du cabotage et l'orientation agricole du nord-Léon vers le maraîchage.
En 1897, Georges Delaselle, assureur parisien, décida de créer au sud-est de l'île de Batz une véritable oasis sub-tropicale. À partir de 1918, il s'installa sur l'île et il se consacra à sa passion : la botanique. Le climat lui permit d'acclimater de nombreuses plantes originaires des zones tempérées d'Afrique, d'Asie et d'Amérique. Ruiné et épuisé, Georges Delaselle vend sa propriété en 1937. Par manque d'entretien, le jardin disparaît peu à peu sous la végétation envahissante jusqu'en 1989, date à laquelle l'association « les amis du jardin G. Delaselle » entreprennent la réhabilitation du domaine. Racheté en 1997 par le Conservatoire du littoral, le jardin abrite aujourd'hui une large collection de plus de 1 700 espèces originaires de tous les continents, dont une rare collection de palmiers. Son climat extrêmement doux (2 jours de gel par an au maximum) a favorisé sa vocation maraîchère. On y trouve de très nombreuses essences exotiques [2]
Cette chapelle St Anne est bâtie à l'emplacement du monastère fondé par Pol Aurélien et détruit vers 878 par les Vikings. La chapelle actuelle fut construite à la fin du XIe siècle et au début du XIIe siècle par les moines de retour dans l'île et servit de lieu de culte principal jusqu'en 1786. Elle fut abandonnée suite à l'ensablement important de l'est de l'île à la fin du Moyen Âge. L'ensemble de la population se recentra alors dans le « bourg » actuel, dans lequel une nouvelle église fut construite.
L'Île regroupe plus de 650 espèces d'algues : Chondrus, Porphyre, Oralline, Sargasse, Dulse. Ces dernières sont utilisées en agriculture, médecine, cosmétologie, agroalimantaire, et thalassothérapie. De même de nombreuses espèces de plantes sont protégées, telles que la crambe maritima, le eryngium maritimum, ou encore le crithum maritimum. De nombreux oiseaux se posent sur l'île : l'héron, l'aigrette, l'hirondelle de mer, le tadorne, le cormoran, l'huitrier-pie, Grand Gravelot ou encore le grand gravelot. On peut aussi découvrir de nombreux coquillages multiples et variés : la turritelle, le calliostome, la bucarde épineuse, la littorine des rochers, ou le troque [3].
Eglise ND-du-Bon-Secours Les ruines de la chapelle St Anne Le jardin Georges Delaselle Le maraichage Le bourg et Porz Kernog Le trait de côte (la grande plage de la Grève Blanche,etc.), le phare, le sémaphore faune et flore (algues,etc.)
Cairn de Barnenez
Le cairn de Barnenez est un site mégalithique situé sur la commune de Plouezoc'h. C'est la plus ancienne construction mégalithique continentale connue.
D'après les datations effectuées à partir de charbon de bois retrouvé sur le site, les deux cairns qui composaient le site seraient antérieurs aux premières pyramides. Le premier aurait été érigé vers 4 500 av. J.-C. à base de dolérite et le second vers 3 500 av. J.-C. à base de granite
En 1807 le tumulus est cité dans le cadastre napoléonien, puis en 1850 lors d'une réunion scientifique par le maire de la commune de Plouezoc'h. Ces signalements ne suffisent pas à protéger le monument, qui est la proie d'un entrepreneur au cours du XXe siècle. Se servant d'un premier cairn comme de carrière de pierre, il est stoppé de justesse en 1955 par les autorités au moment de se servir du second. À ce moment, et en urgence, le cairn restant est classé à la demande de Pierre-Roland Giot (Directeur des antiquités historiques de Bretagne). C'est aussi le déclenchement des premières fouilles sur le site.
Le cairn est composé de onze dolmens composant autant de chambres funéraires. Dix d'entre elles sont complètement recouvertes et l'on y accède après un couloir (de 7 à 12 mètres) de pierres sèches recouvert de dalles horizontales. Toutes les entrées de ces couloirs sont orientées au sud-est. Le monument a une longueur de 72 mètres et une largeur de 20 à 25 mètres. Haut de près de 9 mètres, son volume global est estimé dans une fourchette entre 6 500 et 7 000 mètres cubes et son poids entre 12 000 et 14 000 tonnes[2]. Chacune des pièces est décorée par des symboles d'outils, d'armes et d'animaux. On retrouve aussi sur les parois la répétition de la forme U. Les objets trouvés lors des fouilles sont peu nombreux mais très divers. On y retrouve notamment des lames de haches polies, des pointes de flèches et des lames en silex. Des morceaux de poteries de deux types attestent d'une seconde utilisation du site (aux alentours du IIIe millénaire av. J.-C.. Cette hypothèse expliquerait aussi la découverte d'un petit poignard en cuivre et de pointes de flèches plus élaborées
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